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À la tête de la PNH depuis près de 3 ans, l’incompétence de Frantz Elbé plonge Haïti dans le chaos

Depuis sa nomination en octobre 2021, le Directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Frantz Elbé, est de plus en plus critiqué pour son incapacité à juguler l’insécurité qui ronge le pays. Le Syndicat de la police bationale d’Haïti (SPNH17) appelle désormais à sa révocation et à son arrestation, dénonçant une gestion catastrophique marquée par l’inaction et l’incompétence.

Le dernier événement en date illustrant cette situation dramatique est l’attaque du commissariat de Gressier dans la nuit du 10 au 11 avril 2024. Des bandits ont pris d’assaut le bâtiment, l’ont incendié, et ont provoqué le déplacement de nombreux habitants de la commune. Cet acte de violence n’est malheureusement pas isolé. Depuis plusieurs mois, les commissariats et postes de police à travers le pays sont régulièrement attaqués, souvent sans aucune réaction efficace de la part des autorités.

Le SPNH17 n’a pas mâché ses mots pour condamner Frantz Elbé, le qualifiant de « danger pour la PNH ». Selon le syndicat, l’absence de moyens pour protéger plus de 25 commissariats est une preuve de l’incapacité de l’administration actuelle. « Les autorités risquent de se rendre complices du contrôle exercé par les bandits », a déclaré le syndicat dans un tweet, dénonçant l’impunité et le laisser-aller qui règnent au sein de l’institution.

La gestion de Frantz Elbé est également critiquée par de nombreux citoyens. Haïti est l’un des rares pays où, après une évasion massive de plusieurs milliers de prisonniers d’une prison centrale, le chef de la police reste en poste comme si de rien n’était. Cette situation renforce l’impression d’une administration policière inefficace et corrompue. « Une fois encore, des policiers ont été pris dans un guet-apens tendu par les gangs. Ce crime est le résultat de la corruption qui ronge l’administration des institutions responsables de la sécurité nationale », s’indignent des voix critiques.

L’échec du service de renseignement de la PNH est flagrant. Les questions se multiplient sur l’inefficacité des informateurs et la faiblesse des actions préventives. Pourquoi la police n’est-elle jamais informée des pièges tendus par les gangs ? Où sont passés les fonds réservés aux services de renseignement ?

Le bilan de Frantz Elbé à la tête de la PNH est particulièrement sombre. Son leadership est remis en question, non seulement par la population, mais aussi par les criminels eux-mêmes. Ces derniers n’ont pas hésité à prendre sa maison en otage à Santo, le forçant à fuir la zone. Les attaques contre les infrastructures policières se sont multipliées, avec des commissariats incendiés et des équipements détruits, tandis que les forces de l’ordre demeurent impuissantes.

L’incapacité de la PNH à réagir efficacement après l’invasion des deux plus grandes prisons du pays, le Pénitencier national et la prison civile de la Croix-des-Bouquets, est un autre signe de l’incompétence de Frantz Elbé. Deux mois après ces événements, aucune évaluation précise des dégâts n’a été réalisée, soulignant une gestion chaotique et désorganisée.

Sous la direction de Frantz Elbé, des zones autrefois animées et économiquement vitales comme le Champ de Mars et la zone cathédrale sont devenues impraticables. Ces lieux, qui hébergeaient diverses activités pluridimensionnelles, sont maintenant des bastions d’insécurité, accentuant la crise économique du pays.

La direction de Frantz Elbé à la tête de la PNH n’a pas permis à l’institution de retrouver son efficacité. Au contraire, l’insécurité s’est aggravée, mettant en péril la vie des citoyens et des policiers. Le SPNH17 a raison de demander des comptes et d’exiger des changements drastiques à la tête de la police nationale. Haïti mérite une administration policière capable de protéger ses citoyens et de restaurer l’ordre et la sécurité dans le pays.

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