À Ouanaminthe, Jovenel Moïse dévoile les contours de l’ANI, décriée par l’opinion nationale et internationale

En dépit des voix exprimées dans l’opinion pour dénoncer le décret portant sur la formation de l’Agence nationale d’intelligence (ANI), le Chef de l’État Jovenel Moïse n’entend pas renoncer à la formation de cette structure redoutée comme étant un corps de sbires à la botte du PHTK.

Jovenel Moïse nie vouloir imposer des velléités dictatoriales à travers l’ANI, fortement dénoncée pour son caractère jugé obscurantiste. Le locataire du Palais national entend accélérer le processus à la mise en place de l’ANI. À Ouanaminthe, il a tenu à dévoiler les contours de cette nouvelle structure appelée à travailler au regard des exigences légales taillées sur mesure pour remonter les cartels des hors la loi.

”Ceux-là qui sont contre la formation de l’ANI sont ceux-là qui déstabilisent le pays. Ce sont eux qui fomentent les coups d’État, qui nagent dans des eaux troubles”, a laissé entendre Jovenel Moïse.

Décriée pour son caractère illégal et anticonstitutionnel, l’ANI sera formée envers et contre tous, previent le Président Moïse. Les dés sont jetés et personne ne pourra contrarier l’avénement de ce corps, redouté comme un milice à la trempe des VSN.

”L’ANI sera formée par des policiers, des militaires, des scientifiques pour mener à bien sa mission. C’est impensable qu’Haiti ne dispose pas encore d’un système d’investigation efficace pour se colter aux fauteurs de troubles”, a-t-il indiqué.

Dans l’intervalle, la communauté internationale jusque-là consentante sur la gouvernance de Jovenel Moïse, a exprimé ses préoccupations sur l’initiative visant à former l’ANI. Le Core Group dans une note rendue publique redoute des velléités dictatoriales susceptibles de ressusciter les pratiques rétrogrades combattues dans le passé.

Face au lever de boucliers, Jovenel Moïse semble s’accrocher à sa démarche. Pour cause, il évoque d’autres nations ayant vécu l’expérience des systèmes d’intelligence qui ont contribué à renforcer la sécurité publique. Les États-Unis d’Amérique, la République Dominicaine, la France et d’autres pays ont misé sur le système d’intelligence pour protéger leur territoire et leur population des menaces terroristes, a justifié Jovenel Moïse.

H.N / Haiti Infos Pro

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