Affaire Jovenel Moïse : Rodolphe Jaar extradé aux USA, première comparution prévue ce jeudi

Arrêté la semaine écoulée en République Dominicaine, l’homme d’affaires Rodolphe Jaar a été extradé aux Etats-Unis. C’est ce qu’a annoncé ce mercredi 19 janvier 2022, le journal américain Miami Herald, qui n’a pas toutefois précisé le jour de l’extradition. L’ancien trafiquant de drogue a été appréhendé par des agents fédéraux de Miami. Sa première comparution devant la justice américaine est prévue ce jeudi.

La nouvelle circulait depuis la semaine écoulée. Sans surprise, Rodolphe Jaar a été extradé vers les Etats-Unis, pour répondre aux questions des autorités américaines. Sur demande de l’agence d’investigation FBI, l’homme d’affaires qui a avoué être l’un des bras financiers du complot, a été arrêté par des agents fédéraux de Miami, une fois arrivé sur le territoire américain.

A en croire des sources proches du dossier en République dominicaine, Rodolphe Jaar aurait volontairement demandé son extradition aux Etats-Unis. « Le concerné avait lui-même formulé une demande d’avion privé pour se rendre à Miami », ont souligné ces sources.

Suspect-clé dans l’enquête sur l’assassinat crapuleux de Jovenel Moïse, l’ancien trafiquant de drogue connu sous le nom « Dodof », doit faire sa première comparution ce jeudi, devant un tribunal fédéral de Miami, en Floride. Selon le journal Miami Herald, la plainte pénale qui inculpe Rodolphe Jaar dans l’affaire liée au complot visant l’ancien patron d’Agritrans, n’a pas été dévoilée jusqu’à présent.

Entretemps, l’ex-sénateur de l’Ouest, John Joël Joseph, pourrait être le prochain sur la liste des individus à être transférés ou extradés sur le sol américain. Après l’ex-soldat colombien, Mario Antonio Palacios Palacios, l’homme d’affaires Rodolphe Jaar est la deuxième personne extradée, puis inculpée aux Etats-Unis, pour leur implication jusqu’ici avouée, dans le complot ayant abouti à l’assassinat de l’ancien Président haïtien.

Parallèlement, les autorites policières jamaïcaines ont lancé, dimanche dernier, une mise en garde aux criminels ayant participé dans l’assassinat. Dans une déclaration relatée dans un article publié lundi dernier dans le journal « Jamaica Observer », le commissaire de police jamaïcain, Antony Anderson, a déclaré que son pays ne sera pas un « refuge sûr » pour les fugitifs.

« S’ils arrivent à entrer en Jamaïque, nos services de renseignements nous indiqueront largement l’endroit où ils se trouvent, et nous serons en mesure de les appréhender », rassure le major général, qui admet toutefois que le commerce illicite d’armes et de drogue est très fréquent entre des criminels des 2 pays.

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