«Apredye», le nouveau surnom de Jovenel Moïse sur les réseaux sociaux

Quand il s’agit de se moquer des gens sur les réseaux sociaux, les internautes ne manquent jamais à l’appel. Et les personnalités publiques sont souvent leur cible notamment sur Facebook et Twitter. S’il fallait réaliser une enquête sur les personnalités ridiculisées, le président haïtien arriverait sûrement en tête. Et ces derniers jours, le nom qu’on lui accorde est «Apredye» (après Dieu). Pourquoi?

On n’est pas sans savoir que dans l’une de ses prises de parole, Jovenel Moïse avait déclaré, et on cite: « apre Bondye se mwen ki gen plis pouvwa anndan peyi a ! ». Ce, pour se vanter du fait qu’il soit le seul chef au commande de l’État, sans un Parlement et avec une Justice en coma. Peu de temps après cette déclaration, le monde politique haïtien s’enflammait et le critiquait de sa volonté de dictateur. Les internautes, très calmement, encaissent ses paroles et l’affublent de ce nom: «Apredye».

Après «nèg bannann nan», «ti David», «nèg pwomès la», «nèg kouran 24/24 la» et «enjenyè a» entre autres, c’est le tour de «Apredye» de connaître son succès, sans oublier les blagues, de bons ou de mauvais goûts, sur ses prises de parole en anglais, «òl deu pipol» par exemple.

Jovenel Moïse est de loin le président le plus impopulaire (politiquement) qu’Haïti ait connu. Par contre, son nom est très cité dans les blagues triviales. Son nom est sur toutes les lèvres : un enfant de trois ans, de 12 ans, un jeune de 18 ou 25 ans, sans compter les plus agés. D’ici et d’ailleurs, tout le monde parle de lui, surtout en des termes non élogieux. Si on a des doutes sur la capacité du locataire du Palais national à diriger le pays, il n’y a aucun doute que son passage marquera à jamais l’histoire.

Qu’a-t-on fait au bon Dieu pour mériter un tel sort? On vient de loin (Père de la Patrie) pour attérir jusque là («Apredye»). À quoi cela devrait nous servir? En tout cas, pas besoin de trop réfléchir. Il est clair que nous devons repenser nos choix lors des prochaines élections afin d’éviter un autre «nèg pwomès la» qui nous lâchera un «prébystéral», qui laissera le palais pour aller se convertir, au final, en guide touristique.

Eddyson de Varain/ HIP

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