Arrestation d’Ezéchiel Alexandre : des tractations exercées pour libérer le caïd de «Baz Pilate»

L’arrestation du caïd du gang « Baz Pilate », affilié à la fédération de « G-9 an fanmi » est un coup de filet important, qualifie le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance. Ce dernier appelle la Police nationale d’Haïti (PNH) à ne pas céder aux tractations et chantages exercés par des dirigeants du régime « Tet Kale » qui exigent la remise en liberté du criminel.

Arrêté par des agents de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), Ezéchiel Alexandre, redoutable chef de gang de « Baz Pilate », est en train d’être cuisiné par la police judiciaire, informe le responsable du RNDDH. Dans l’intervalle, Pierre Espérance alerte sur des pressions exercées par de gros bonnets du régime du PHTK pour obtenir la libération du criminel. À ce stade, le RNDDH applaudit l’opération de la PNH ayant conduit à l’arrestation du caïd, appelant ainsi les autorités policières à intensifier la traque des hors-la-loi et à ne pas céder aux menaces et intimidations d’où qu’elles viennent.

Le chef du gang « Baz Pilate », Ezéchiel Alexandre arrêté, dimanche, non loin de l’hôtel Oloffson, est rattrapé par son passé criminel notoire, rappelle le directeur exécutif du RNDDH. Pierre Espérance retient l’implication du concerné dans les massacres de La Saline, Bel-Air, Pont-Rouge et Cité-Soleil.

Le bandit, allié de «G-9», dirige l’une des plus puissantes fractions armées qui engagent des policiers en activité et anciens policiers, soutient le défenseur des droits humains. En outre, Ezéchiel Alexandre, cerveau de « Baz Pilate », se spécialise dans des cas d’assassinat, de kidnapping, de viols et vols.

Recherché par la PNH pour de chefs d’accusation de crime, de trouble à la paix publique, Ezéchiel Alexandre a refusé de prendre le maquis. De surcroît, il s’est vu engagé dans l’administration publique, à l’Électricité d’Haïti (Ed’H), révèle Pierre Espérance. Cette tendance de recruter des criminels dans la fonction publique constitue une prime à l’impunité, instituée par le régime du PHTK, dénonce le numéro 1 du RNDDH. Parallèlement, il met en garde la justice haïtienne contre toute forme de procès bâclé susceptible de blanchir l’assassin, réputé auteur de plusieurs exactions contre la population civile.

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