Assassinat Éric Jean-Baptiste : le trafic de carburant au sein de la PNH accroît l’insécurité, selon RNDDH

Une frange de la hiérarchie de la Police nationale d’Haïti (PNH) s’adonne à des pratiques de vente du carburant destiné à l’institution policière, dénonce le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). Cette réalité n’est pas sans conséquence sur le regain des actes d’insécurité, notamment l’assassinat du secrétaire général du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), l’ancien candidat à la Présidence, Éric Jean-Baptiste, croit Pierre Espérance.

Les réactions sur la disparition tragique de l’homme d’affaires, Éric Jean-Baptiste, s’enchainent. Des secteurs confondus de la société condamnent énergiquement l’attaque armée perpétrée dans la nuit du samedi à Laboule 12 par des bandits ayant occasionné le décès du leader politique. Des voix convergent pour blamer le comportement des autorités de facto qui se montrent indifférentes en dépit de la multiplication des actes de violence qui endueillent des familles.

L’inaction de la PNH face à la détérioration du climat sécuritaire résulte de certaines pratiques instituées par le Haut-Commandement de l’institution policière qui fragilisent son rendement. Selon le directeur exécutif du RNDDH, des policiers hauts gradés s’adonnent à la vente de l’essence allouée au fonctionnement de la PNH. Dans des axes stratégiques, la présence policière se fait de plus en plus rare, observe Pierre Espérance, imputant ce constat à la corruption qui gangrène la chaine de commandement.

Le défenseur des droits humains qui réagissait à l’assassinat d’Eric Jean-Baptiste, interpelle sur des cas d’assassinat en série, d’enlèvement et de séquestration contre rançon en nette augmentation à Port-au-Prince. Les gangs étendent leurs tentacules, intensifient leurs forfaits, alors que les patrouilles policières désertent les rues, dresse le dirigeant du RNDDH.

Par ailleurs, le RNDDH félicite la résolution du 21 octobre dernier adoptée par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies envisageant un régime de sanctions contre les gangs et leurs commanditaires. Pierre Espérance prédit que d’autres pays vont s’aligner sur la résolution pour faire bouger les lignes.

À la population, un appel à la mobilisation est lancé par le numéro un du RNDDH afin de déloger les autorités de facto du pouvoir. Le directeur exécutif du RNDDH rappelle que cette conjoncture délètère est le résultat de la gouvernance catastrophique héritée du régime du PHTK. La banalisation de la vie, l’institutionnalisation du crime découlent d’une politique initiée en mars 2018 à la suite de la campagne citoyenne visant à fixer les responsabilités dans le scandale de dilapidation des fonds PetroCaribe, selon Pierre Espérance.

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