« Augmentation des prix du carburant », le seul changement dont est capable le gouvernement d’Ariel Henry

Dans la soirée du 11 septembre 2022, lors d’une adresse à la nation, le premier ministre Ariel Henry a annoncé que les prix des produits pétroliers seront revus à la hausse.

À l’occasion de sa prise de parole, Dr. Henry s’est prononcé sur plusieurs points, tels l’insécurité, les problèmes socioéconomiques, la crise de carburant qui perdure depuis plus de quatre mois sur le marché national. En vue de rendre disponibles les produits pétroliers, le locataire de la Primature a annoncé que des dispositions ont déjà été prises pour augmenter les prix, tout en indiquant que cette décision vise à compenser les pertes de l’Etat en subventionnant les prix des produits pétroliers (50 milliards de gourdes).

« Nous voulons que le carburant soit disponible à tout moment dans les pompes et ceci à travers tout le pays. Nous sommes en train de travailler là-dessus et dans un bref délai, il devrait être disponible régulièrement », a-t-il déclaré lors de son intervention.

« L’Etat veut lancer des programmes d’apaisement social pour réussir à mobiliser 3 milliards de gourdes alors que l’Etat dépense plus de 50 milliards de gourdes pour la subvention des produits pétroliers », a lancé le neurochirurgien pour appuyer sa décision d’augmenter le prix de l’essence.
 
Par ailleurs, le locataire de la primature conseille à la population de se méfier des politiciens qui vont l’inciter à la violence et à gagner les rues contre la décision gouvernementale.
 
À rappeler qu’en décembre 2021, le pays faisait face à une rareté similaire, le gouvernement d’Ariel Henry avait choisi envers et contre tous d’augmenter les prix des produits pétroliers. Ce sera pour la deuxième fois en moins d’un an que le gouvernement aura ajusté les prix de l’essence sur le marché local. L’ajustement entraînera immédiatement l’augmentation des produits de première nécessité, des prix des circuits entre autres, ce qui risque d’affaiblir davantage les familles haïtiennes qui vivent déjà dans la grande précarité.

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