Baisse du prix de l’essence, le gouvernement toujours évasif

La dépréciation de la Gourde, l’instabilité du prix du baril de pétrole sur le marché international sont mises en cause par le Grand argentier de la République pour justifier la prudence à agir sur les structures de prix à la pompe. Michel Patrick Boisvert évoque des réserves en ce qui a trait à une possible révision à la baisse des prix des produits pétroliers.

Alors que le Premier ministre, Joseph Jouthe, vend la promesse de revoir à la baisse, dans les prochains jours, le prix de l’essence sur le marché local, son ministre de l’Économie et des Finances, Michel Patrick Boisvert relativise une telle annonce. À l’occasion de la présentation, ce lundi 8 juin, du budget 2019/2020, à l’avenue Charles Sumner, le ministre de l’Économie et des Finances, a évoqué une grande problématique à propos des actions à engager pour rêver d’un ajustement à la pompe.

‘’Au niveau des produits pétroliers, au moment où nous parlons, les prix commencent à augmenter sur le marché international. Et au ministère des Finances, on a adressé la question pendant la période de la baisse des prix. Malheureusement, des indicateurs dont la dépréciation de la monnaie locale, la non transparence dans les structures des prix ont eu très peu d’incidence sur le marché local’’, a-t-il résumé.

Parallèlement, le titulaire du MEF, a souligné des initiatives soutenues par le Fonds Monétaire International (FMI) pour impliquer d’autres acteurs devant produire des réflexions sur le secteur pétrolier.

‘’Un appel d’offre a été lancé pour l’arrivage de nouvelles cargaisons pétrolières, cependant il est encore trop tôt de penser à une révision à la baisse. L’État s’est engagé avec le FMI en vue d’œuvrer à la transparence des structures de prix des produits pétroliers. Le secteur du transport en commun sera partie prenante des discussions’’, a-t-il nuancé.

Hervé Noël / HIP

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