Cité Soleil ou quand guerre des gangs et crise humanitaire se conjuguent

La guerre qui s’est déclarée depuis vendredi entre les deux groupes armés issus de G-Pèp et G-9 paralyse totalement les activités socioéconomiques dans la commune de Cité-soleil. Déjà, le bilan s’est alourdi. Plus d’une cinquantaine de personnes ont péri et plus d’une centaine d’autres ont été blessées.

L’agent exécutif intérimaire de la Commune de Cité Soleil, Joël Janéus, a fait savoir que le conflit armé a déjà entraîné la mort de d’environ 50 personnes et plus de 100 autres ont été blessées par balles. Parmi les morts et les blessés figurent des membres des deux groupes armés en l’occurrence G-9, la bande à Barbecue et G-PEP dirigé par le nommé « Ti Gabriel ». Des membres de la population civile ont aussi été pris pour cibles. Outre cet état de fait, la circulation est inexistante sur le Boulevard des Américains. Les chauffeurs sont obligés d’emprunter la route nationale numéro 1, ce qui a provoqué des embouteillages monstres.

Par-delà ces pertes en vies humaines, la situation est beaucoup plus chaotique dans la Cité que l’on ne croit. Une source contactée par la rédaction de Haïti Infos pro estime que le bilan est beaucoup plus élevé que celui fourni par M. Joël Janéus. La Cité fait face à une crise humanitaire actuellement, vu que les habitants sont restés cloîtrés chez eux, ne pouvant pas sortir pour se procurer de quoi manger. Pire encore, les riverains n’ont pas accès à l’eau potable, car depuis quatre jours ils ne peuvent faire le plein. Sans compter des personnes malades qui ne peuvent aller à l’hôpital.

Une autre source avoue que c’est la première fois que la bataille a pris une telle ampleur. Elle lance un cri d’alarme aux autorités policières afin d’intervenir pour éviter le pire. Elle croit que si rien n’est fait, des personnes mourront de faim et de soif.

Si c’est vrai que les autorités communales de concert avec d’autres notables de Cité Soleil s’engagent dans des pourparlers, ce lundi, en vue tenter de remédier à la situation. Du côté du gouvernement, personne, même le Premier ministre Ariel Henry, n’a pipé mot sur cette situation alarmante qui dure depuis plusieurs jours, provoquant ainsi la paralysie totale des activités dans la Cité et ses zones avoisinantes.

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