Connivence entre bandits et DCPJ: Entre mensonges et demi-vérités, la PNH se défend

Saisir la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ), à travers la cellule anti-enlèvement, pour espérer remonter un réseau de kidnappeurs s’apparente à l’option à déconseiller. Les révélations chocs de la chorégraphe Joana Dorcéus en disent long sur le niveau de confiance en l’institution qui se décline, la PNH est infiltrée par un corps d’espions.

Ils sont légions les témoignages de proches de victimes de kidnapping, dépités et abasourdis par l’inaction ou l’indifférence des autorités policières après avoir signalé des cas d’enlèvement. Des récits rythmés de déceptions, de désillusions ne manquent pas après avoir saisi la cellule anti-enlèvement de la DCPJ dans l’optique d’épargner une rançon ou d’éviter de traîner une lourde dette tout au long de sa vie. Les révélations de la chorégraphe, Joana Dorcéus, résument l’expérience vécue par un nombre infini de familles, victimes de cas d’enlèvement, qui digèrent mal l’avis, les conclusions de la DCPJ afin de permettre à un otage de surmonter cette épreuve.

Faut-il voir le verre à moitié plein ou à moitié vide? L’interrogation suppose que la confiance est encore permise, que la population soit prête à vider son sac lors d’une séance d’interrogatoire et que les informations resteront confidentielles pour le besoin de l’enquête. Au regard du récit à glacer le sang versé, mercredi, par la styliste sur les ondes de Magic, doit-on se fier aux enquêteurs de cet organe de la police judiciaire ?

«La plainte, un fois qu’elle a été déposée à la DCPJ, les ravisseurs ont été mis au courant. L’un d’entre eux m’a appelé pour me restituer la teneur de la conversation entretenue avec l’agent», déplore Joana Dorcéus.

Cet épisode déprimant est l’arbre qui cache la forêt. Combien sont-elles des familles d’otages ayant saisi la DCPJ qui se sont faits ridiculiser, tourner en dérision par l’officier en poste, ou le responsable. Le conseil le plus plausible est de coopérer avec les criminels, verser la rançon pour ne pas se compliquer la vie, révèlent d’autres sources.

Trop peu, trop tard pour la porte-parole de la PNH, l’inspectrice divisionnaire, Marie Michelle Verrier, qui tentait de sauver les meubles. Jeudi, elle a dû se mettre en quatre pour défendre l’institution policière et jeter l’opprobre sur la victime. Comme l’exige le métier, la sale besogne veut que la PNH joue la carte de la contradiction et la confusion pour noyer la vérité et imposer le mensonge. En campagne dans plusieurs médias, l’inspectrice Verrier brandit la thèse «d’auto-kidnapping» pour désapprouver la victime.

Plus de 8 mois après le rapt, la PNH décide de criminaliser la victime. Quelle est l’opportunité de telles accusations? La PNH ne se fait-elle pas complice pour avoir caché la vérité ? Autant d’interrogations qui surgissent en attendant la prochaine saga à amuser l’opinion.

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