Consensus entre les accords PEN et Montana pour une Transition de deux ans

Les signataires de l’Accord PEN et ceux de Montana ont trouvé une entente sur la gouvernance de la prochaine transition. Selon les deux parties, cette transition doit être d’une durée de deux ans, dirigée par un exécutif bicéphale avec un collège présidentiel de cinq membres. PEN et Montana ont aussi indiqué les marches à suivre pour parvenir à choisir ces personnalités qui devront diriger le pays et porter une solution à la crise actuelle, à en croire une résolution commune signée le lundi 10 janvier 2022, dont une copie a été acheminée à la rédaction de Haïti Infos Pro (HIP).

Les raisons ayant poussé les signataires des deux accords à trouver ce consensus sont, d’après ce qu’ils ont rapporté, de permettre de débloquer la situation de crise dans laquelle patauge le pays depuis trop longtemps. Également, ont-ils dit, cette démarche vise à trouver un gouvernement consesuel, légitime, crédible et qui inspire confiance. Cela débouchera sur l’amendement de la Constitution, le renforcement des institutions républicaines et la révision du système électoral, pouvant faciliter la réalisation d’élections démocratiques et participatives.

Cette transition, toujours d’après les deux groupes, s’étendra sur une période de deux ans. Elle sera pilotée par un collège présidentiel formé de cinq membres: un issu de l’accord du 30 août (Montana), un de celui du PEN, un du pouvoir en place et les deux autres des secteurs de la société civile. Le chef du gouvernement, de concert avec le collège présidentiel, chosira les membres de son gouvernement dans les différents secteurs ayant trouvé le consensus national.

L’exécutif travaillera sous l’œil vigilant d’un Organe de Contrôle de la Transition (OCT), formé de deux délégués par départements et trois représentants de la diaspora.

Comme feuille de route, cet exécutif aura à réaliser une réforme pour pemettre au gouvernement de reprendre le contrôle de l’Administration publique, de réorganiser et renforcer la sécurité publique pour combattre le phénomène des gangs armés et redynamiser la Justice pour combattre la corruption et l’impunité.

De même, l’équipe de transition aura à organiser la conférence nationale souveraine et reformer le système de l’identification nationale et électoral, dans le but d’assurer des élections souveraines et démocratiques dans le pays, toujours selon les signataires des deux accords qui ont trouvé ce consensus.

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