Coronavirus : Des syndicats décèlent des contradictions dans les mesures de l’Exécutif

Le président de la République, Jovenel Moïse et le Premier ministre, Joseph Jouthe, émettent des points de vue divergents en ce qui concerne les initiatives d’accompagnement social à l’intention des ouvriers du textile, soutiennent les responsables de la CTH, de la CSTP, de la CNOHA et de l’ESPM-BO.

Interpellés par la décision de l’Exécutif de procéder à la fermeture des usines textiles sans évaluer les conséquences de cette mesure, des leaders syndicaux affiliés à la Confédération des Travailleurs haïtiens (CTH), à la Confédération des Travailleurs du Secteur public et privé (CTSP), à la Centrale nationale des Ouvriers haïtiens (CNOHA) s’engagent à défendre les intérêts des travailleurs haïtiens. À travers une note conjointe, des syndicalistes appellent les deux branches de l’Exécutif à clarifier certains points d’ombre inscrits dans les annonces d’accompagnement social pour les ouvriers au regard du contexte de crise sanitaire et socioéconomique provoquée par le Coronavirus.

‘’Jovenel Moise se dit engagé dans des négociations avec les secteurs patronal, syndical et l’État en vue de décider des mesures d’accompagnement en faveur des ouvriers du textile. Alors que le Premier ministre, dans un tweet, annonce que les ouvriers auront à percevoir 50% de leur salaire, à travers une enveloppe prévisionnelle de 343 millions de gourdes. Deux considérations contradictoires’’, souligne la note.


De telles remarques ne font qu’alimenter des doutes et des questionnements à propos de la matérialisation réelle de telles initiatives. Sur quelle base décidera-t-on du salaire de ces ouvriers ? Si les ouvriers du secteur textile vont-être assistés, qu’en est-il des ouvriers du secteur privé ?’’ s’interrogent les signataires du document.
Il importe de signaler qu’à la suite de la décision du gouvernement de procéder à la fermeture des usines, après avoir recensé 2 premiers cas de contamination au Covid-19, ils sont plus de 55 mille ouvriers à s’inscrire au chômage.

Hervé Noël / HIP

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