Crise : La construction de nouveaux centres de stockage des produits pétroliers, une urgente nécessité

Dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les stations-services ont été approvisionnées sans trop grande difficulté, le 12 novembre dernier. Cependant, le tableau est totalement différent dans certaines villes de province qui sont confrontées à pas mal de problèmes. Les pompes à essence sont à sec en raison de l’insécurité qui empêche les camions-citernes d’assurer le transport dans les différents départements du pays.

Des pompes à essence ont repris du service après plus de deux mois de dysfonctionnement dans le pays. Le gouvernement a donc maintenu sa décision d’ajuster les prix des produits pétroliers (570 gourdes pour la gazoline, 670 gourdes pour le diesel et 665 gourdes pour le kérosène). Bien que le prix du pétrole ait chuté sur le marché international, passant de 127 à moins de 88 dollars, le gouvernement n’a pas appliqué le décret du 12 mars 1995. Lequel décret ordonne l’ajustement du prix du pétrole en fonction de son évolution sur le marché international.

Si dans la capitale le calvaire des automobilistes a pris fin, dans certaines villes de province ce n’est pas la cas. Plusieurs sources nous rapportent que des stations-services ne sont pas approvisionnées en carburant. Les responsables ont placé des commandes non encore reçues.

« La distribution des produits pétroliers dans les pompes à essence n’a pas eu lieu dans plusieurs villes du Nord et au Sud du pays, surtout dans le Nord avec la détérioration de la situation sécuritaire au niveau de Canaan », selon un syndicaliste qui veut rester dans l’anonymat.

« Avec la situation actuelle du pays caractérisée par le grand banditisme, il serait préférable que l’entrée Nord dispose de son propre centre de stockage. Avec la prolifération des gangs armés dans le pays, le grand Nord ne peut plus être dépend du Terminal Varreux. Les autorités doivent réfléchir là-dessus, sinon le grand Nord connaîtra une pénurie répétitive dans les prochaines années », poursuit-il.

Selon des observateurs, si rien n’est fait dès aujourd’hui, la crise du carburant demeurera un défi majeur à relever par les prochains gouvernements. D’où l’urgente nécessité de doter le pays de nouveaux centres de stockage.

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