“Des élections illégitimes peuvent aggraver la crise”, écrit Maxine Waters à l’ambassade américaine

La correspondance de Maxine Waters adressée à l’ambassadrice américaine Michele Sison émet diverses considérations sur la violence des gangs dans des quartiers populaires de la capitale, la coalition de G9 symbole de l’impunité, le caractère illégal de la formation du Conseil Électoral Provisoire. La congresswoman américaine alerte sur la possibilité que la crise puisse générer le chaos en Haïti.

La lecture de Maxine Waters sur le contexte sociopolitique d’Haïti est implacable. Ses considérations résument la situation explosive à laquelle le pays est exposé durant les prochains mois au regard de l’entêtement de Jovenel Moïse à organiser des élections malgré la formation d’un CEP controversé. La congresswoman, dans une analyse au vitriole, rappelle que les assassinats en série, les actes d’intimidation, la violence aveugle se normalisent dans une République hantée et en proie à la terreur généralisée.

L’impunité cristallisée par la fédération des gangs armés, la violence institutionnalisée justifiée par des rapports accablants sur les exactions de Jimmy ”Barbecue” Cherizier confirment le déni du pouvoir à identifier les coupables et fixer les responsabilités, reprend le dirigeant américain.

Dans la perspective d’un horizon dégagé, la congresswoman américaine dit exhorter l’ambassadrice Michèle Sison à travailler en vue de porter les dirigeants haïtiens à respecter les droits fondamentaux.

‘Vous devez utiliser votre expérience diplomatique et votre influence auprès du gouvernement haïtien pour promouvoir le respect de l’État de droit et des droits humains fondamentaux et pour vous opposer à l’organisation d’élections en Haïti jusqu’à ce que les attaques généralisées à motivation politique contre le gouvernement cessent”, a-t-il noté.

Après des positions nuancées de l’organisation des Nations-Unies sur le CEP, la réserve de l’ambassade de France sur la réalisation des prochaines joutes électorales sans un consensus, cette correspondance de Maxine Waters appellant la représentante de son pays à s’opposer au processus électoral, atteste que l’étau se resserre encore plus autour de Jovenel Moïse, obstiné à imposer ses quatre volontés à la population en dépit des voix exprimées contre ses velléités autoritaires.

H.N/ Haiti Infos Pro

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