Des migrants haïtiens testés positifs au Coronavirus en difficultés au Chili

Le coronavirus ne connaît ni frontières, ni classes sociales, ni religion, entend-on dire parfois depuis le début de l’épidémie de Covid-19 à travers le monde. Pourtant, la maladie réveille parfois la discrimination et le racisme contre les personnes diagnostiquées positives au virus. C’est ce que dénoncent au Chili des migrants haïtiens et des associations qui les accompagnent alors qu’un foyer de contagion est apparu.

Six chaînes de télévision installées devant chez eux, en direct. Voici ce qu’ont vécu les habitants d’une « cité », comme l’appellent les Chiliens, une petite impasse où ont été construites des chambres individuelles précaires louées à prix d’or par un propriétaire peu scrupuleux.

Trente trois cas de coronavirus y ont été confirmés récemment, mais surtout, les locataires sont presque tous d’origine haïtienne. « Les résidents vivaient depuis plusieurs semaines un harcèlement de la part de voisins, des médias, nous explique Michelle Viquez, du service jésuite d’aide aux migrants. Sans compter le racisme structurel auquel doivent faire face bien souvent les afro-descendants. »

Au moins 50 personnes ont été transférées vers des hôtels, pour une quarantaine préventive ou bien le temps de récupérer de la maladie. Mais par peur de se retrouver sans revenus, par incompréhension aussi, certains résidents ont refusé de se rendre dans ces logements.

Le service jésuite d’aide aux migrants regrette qu’il n’y ait pas à ce jour d’information en créole de la part du gouvernement concernant l’épidémie de coronavirus et mais aussi concernant les aides sociales mises en place en cette période économique difficile.

Des Haïtiens vivant au Chili contactés par HIP affirment ne pas trouvrer d’assistance de la part du gouvernement de ce pays. Certains compatriotes en difficultés sollicitent l’aide de leur famille, ici en Haïti.

HIP avec RFI

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