Economie : L’ONU plaide pour un allègement de la dette d’une cinquantaine de pays, Haïti comprise

Le PNUD prévient que les changements rapides sur les marchés financiers, à une époque de contraction budgétaire et de hausse des taux d’intérêt, étouffent de nombreuses économies en développement.

Pas moins de 19 pays paient actuellement plus de 10 points de pourcentage au-dessus des bons du Trésor américain pour se financer sur les marchés, ce qui leur rend pratiquement impossible l’accès aux fonds, souligne cette structure onusienne.

Le PNUD estime que les pays riches doivent agir, car « ils ont les moyens de mettre fin à une crise de la dette » qui, rappelle-t-il, « s’est rapidement détériorée en partie du fait de leur propres politiques intérieures qui ont fait grimper les taux d’intérêt et poussé de nombreux investisseurs à fuir les économies en développement ».

« Les 54 pays qui connaissent de graves problèmes d’endettement abritent plus de la moitié des personnes les plus pauvres du monde, et pourtant ils représentent moins de 3% de l’économie mondiale », a déclaré dans un communiqué le patron de cette agence, Achim Steiner. Selon lui, alléger la dette de ces États n’impliquerait qu’un petit effort pour les pays riches alors que le coût de l’inaction est « brutal » pour les plus pauvres du monde.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter l’erreur d’aider trop peu trop tard dans la gestion du fardeau de la dette des économies en développement », a-t-il insisté.

En dernier lieu, l’agence onusienne demande à ce que les négociations autour de la restructuration de la dette soient lancées lors de la réunion des Finances du G20 qui se tiendra cette semaine à Washington.

Notons que l’Argentine, le Venezuela, Cuba, l’Équateur, le Salvador et Haïti figurent sur cette liste, qui comprend également des pays importants d’autres régions comme l’Ukraine, l’Égypte, le Pakistan, l’Irak et l’Afghanistan.

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