Éditorial: Du gouvernement d’Union nationale au gouvernement d’Union des copains

“Seuls Dieu et les imbéciles ne changent pas”. C’est ce que dit la sagesse populaire.

Après trois ans au pouvoir, Jovenel Moïse n’a donné aucun signe de changement. En effet, d’un point de vue comportemental, l’homme reste fidèle à lui-même. Il ment mieux qu’il ne respire. D’un point de vue politique, l’homme garde le même mode opératoire. Il roule tout le monde dans la farine de sa médiocrité, sous couvert de dialogue de sourds.

En dépit des turbulences politiques, de l’effondrement économique, de la recrudescence de l’insécurité, entre autres maux qui nous assaillent, Jovenel Moïse n’a pas changé.

Une chose est sûre: Jovenel Moïse n’est pas un dieu. Mais, est-il un imbécile? Ces actes ne sont pas ceux d’un savant, encore moins d’un stratège. Donc, à l’évidence, dans l’histoire présente d’Haïti, Jovenel Moïse fait figure de “Bouqui politique”.

Alors que le pays attendait, sans grands espoirs, la formation telle qu’annoncée d’un gouvernement d’Union nationale, le président de la République a récidivé en casant “ses petits copains” aux postes ministériels.

Quel sale coup asséné à ceux, les opposants dits modérés, qui avaient accepté de perdre leur temps en écoutant monologuer Jovenel Moïse, au Palais national ou ailleurs !!!

En science comme en politique, les mêmes causes produisent les mêmes effets dans les mêmes circonstances, dit-on.

À son arrivée au pouvoir, M. Moïse avait choisi son propre Premier ministre (Jack Guy Lafontant), ses propres ministres. Résultat: émeutes urbaines des 6, 7 juillet. Après le départ forcé de Jean Henry Céant, Jovenel Moïse n’est pas allé trop loin. Il a tiré de sa poche son Lapin. Résultat: Peyi lòk, prolifération des gangs armés.

Sans dénigrement, que peut-on attendre d’un Joseph Jouthe, choisi, investi, installé comme Premier ministre? Un homme qui, cumulant deux ministères (Économie et Environnement), n’a eu qu’un ZÉRO majeur pour résultat.

En matière de stratégie politique, il est reconnu et admis “qu’on prend le pouvoir avec ses amis, mais qu’on dirige avec des compétences”.

Mais, dans la tête du “Bouqui politique”, entendez par là Jovenel Moïse, on achète le pouvoir avec l’argent de ses amis, on dirige avec eux, obligatoirement s’ils sont incompétents.

HIP / Haiti Infos Pro

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