Éducation : Quelles sont les conditions préalables à la réouverture effective des classes ?

Des citoyens croient que la réouverture des classes n’est pas possible en Haïti en raison de la conjoncture actuelle. Ils identifient au moins trois (3) problèmes que le gouvernement d’Ariel Henry se doit de résoudre avant une quelconque rentrée scolaire.

Le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) avait annoncé la reprise des activités scolaires sur tout le territoire national le 3 octobre 2022. Mais, la conjoncture sociopolitique et économique marquée par la pénurie des produits, suivie de l’ajustement de leurs prix, la hausse des prix des produits de première nécessité, l’augmentation du coût de la vie et le prix des circuits entre autres, sont autant de facteurs ayant privé les enfants du pain de l’institution.

Plusieurs écoles privées ont allègrement boudé cette réouverture et les acteurs du système éducatif (professeurs, élèves) n’ont pas répondu à l’appel du MENFP. En lieu et place de la rentrée scolaire, des citoyens ont gagné les rues pour appeler au départ du PM de facto, faisant ainsi certaines exigences pour rendre la rentrée des classes effective. Ils croient que si le gouvernement ne répond pas aux revendications de la population, l’année académique 2022-2023 restera toujours dans l’impasse.

Père de trois (3) enfants, un citoyen rencontré à Port-au-Prince croit qu’il est irresponsable de la part du gouvernement d’annoncer la réouverture des classes dans ce contexte de crise. « Les produits pétroliers doivent être disponibles, le gouvernement doit revenir sur sa décision d’augmenter le prix du carburant, les autorités concernées doivent accompagner la population pour la rentrée, vu la dégradation de la situation économique », propose ce dernier.

Une dame qui habite à Delmas, interrogée, pense que la situation sécuritaire n’est pas propice à la réouverture des classes. Abondant dans le même sens que le premier citoyen, elle estime que la stabilité politique est aussi importante.

Les citoyens sont naturellement favorables à la réouverture des classes, mais dans les conditions adéquates car, soutiennent-ils, le droit à l’éducation est fondamental. Ils demandent au gouvernement de créer les conditions nécessaires à la rentrée des classes, parce que les enfants ne doivent pas être victimes de « sa mauvaise gouvernance ».

Pour des hommes et femmes politiques qui s’opposent farouchement au Gouvernement, le départ d’Ariel Henry est la condition sine qua non à la réouverture des classes. Ce qui implique que le pays est une énigme difficile à résoudre.

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