Fermeture des bureaux publics, déchoucage…, Moïse Jean Charles appelle à l’intensification des mobilisations anti-Ariel

Face au refus systématique du Premier Ministre Ariel Henry de quitter le pouvoir, comme le réclament ses opposants, le leader de Pitit Dessalines n’entend pas lâcher du lest. Ce jeudi 8 février 2024, lors d’une conférence de presse, Moïse Jean Charles a appelé la population à intensifier les mobilisations antigouvernementales.

D’emblée, l’ancien Sénateur a adressé ses sympathies aux familles des membres de la Brigade de Surveillance des Aires Protégées (BSAP), tombés dans des échanges de tirs avec la PNH. Pour Moïse Jean Charles, il s’agit d’une « action criminelle » orchestrée par les forces de l’ordre.

En outre, le dirigeant du parti politique Pitit Dessalines minimise l’adresse à la nation du Premier Ministre Ariel Henry qu’il qualifie de « fou ».

Face à l’intransigeance du neurochirurgien qui dit vouloir rester au pouvoir jusqu’à la tenue des élections, Moïse Jean Charles invite la population à « pimenter » les mouvements de rues. Fermeture des bureaux de l’État, déchoucage, attaques ciblées contre les membres du gouvernement…, l’ancien candidat à la Présidence prescrit les grands moyens pour le moins violents, en vue de forcer Ariel Henry à la démission.

Très critique contre la Communauté internationale qui accorde un soutien indéfectible au locataire de la Primature, Moïse Jean Charles demande au « peuple » de s’en prendre notamment au chargé d’affaires des États-Unis en Haïti, et à l’ambassadeur du Canada accrédité au pays.

« Une transition ne peut pas déboucher sur une autre transition », tel est le propos d’Ariel Henry qui appelle la population au calme.

Un Premier ministre imperturbable, des opposants chauffés à blanc, Haïti risque de connaître le pire dans les prochains jours.

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