Formation d’un nouveau CEP : des secteurs déclinent, des vodouisants répondent par l’affirmative

La Presse évoque le climat sécuritaire délétère pour justifier sa position de conditionner la désignation d’un représentant au nouveau Conseil électoral provisoire (CEP), alors que le secteur des droits humains décline l’invitation du premier ministre de facto, le docteur Ariel Henry, pour des raisons diverses. Pourtant, le secteur vaudou se dit prêt à s’embarquer dans l’aventure.

Avant le 13 octobre, tous les secteurs habilités à se faire représenter vont devoir rendre public leur délégué ou du moins soumettre trois candidats pour compléter le CEP, suivant la correspondance de la Primature. Les secteurs de droits humains, la Presse, le secteur « vaudou », les organisations syndicales, entre autres, ont été saisis par la démarche du Chef du gouvernement de facto pour initier la nouvelle institution électorale.

À ce stade, des réserves en ce qui concerne la désignation des membres ont été exprimées. Le président de l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH), Jacques Sampeur, pose des conditions essentielles pour approuver le processus. L’insécurité, selon le journaliste senior, demeure la plus grande préoccupation pour le secteur pour s’aligner dans la démarche.

« Le temps imparti pour boucler le processus du choix d’un représentant, n’est pas à considérer. Cependant, le phénomène de l’insécurité grandissante nous interpelle », a déclaré Jacques Sampeur, intervenant, mardi, sur les ondes de Radio Kiskeya.

Gardy Maisonneuve, directeur exécutif du centre Karl Leveque (SKL), trouve inopportune la décision de se faire représenter au CEP. Le militant des droits humains évoque certaines contraintes dont le temps imparti pour élire trois représentants, des incompatibilités identifiées à coopérer avec des organisations, jugées aux antipodes de certaines valeurs. Il s’ensuit l’insécurité manifestée par le phénomène du kidnapping qui demeure un défi à adresser.

L’un des rares secteurs à ne pas s’opposer à l’initiative demeure le secteur « vaudou ». Euvonie Georges Auguste confie que le Grand-Servitoriat en commun accord avec le Royaume Vaudou d’Haïti s’active à soumettre dans les prochaines 24 heures, trois délégués.

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