Haïti 2021 : le carburant de plus en plus rare comme les “vrais hommes d’État”

Cette nouvelle rareté des produits pétroliers sur le marché est un aveu de non-autorité et d’impuissance du pouvoir en place à diriger le pays. Les pénuries d’essence sont récurrentes en Haïti ces dernières années. Les automobilistes font la queue dans les stations de services pour s’approvisionner, passant des heures à attendre sans savoir s’ils seront servis où pas.

C’est sans nul doute, la rareté de carburant de trop provoquée par le pouvoir en place. Apparemment, aucune mesure préventive n’a été prise par l’administration Moïse pour remédier définitivement à la rareté d’essence qui paralyse à chaque fois le pays dans sa quasi-totalité. Cette situation prouve, à l’évidence, l’incapacité et l’irresponsabilité de son gouvernement à remplir convenablement son rôle.

Cette situation est révoltante, mais l’Haïtien, comme pour toutes les autres choses qui ne marchent pas dans le pays, s’adapte et ne s’indigne plus. C’est un président de la République qui détourne notre attention depuis quelques temps sur les vrais problèmes du pays. Il nous mène tout droit à l’abattoir pour nous écorcher vifs comme des bêtes sauvages.

Jovenel Moïse, selon un observateur avisé de la vie politique en Haïti, devrait répondre des meurtres provoqués par l’insécurité (kidnapping, assassinat, tuerie etc), des morts survenus dans les hôpitaux pour manque de soin, des accidents de la route dus aux piteux états des routes, la peur, la frustration et le stress dont est victime la population et enfin l’extrême pauvreté qui ronge les masses les plus serviles. Il renchérit pour dire que le président Moïse n’est autre qu’un criminel de plus parmi les gangs qui sèment la terreur dans le pays.

Quand l’Etat ne parvient pas à assumer ses responsabilités, il travaille tout simplement au détriment des intérêts collectifs. Il est par conséquent contre la société. Le pouvoir PHTK en est l’exemple parfait. Néanmoins, quand dans une société les citoyens n’arrivent pas à se mettre ensemble pour forcer un « État prédateur » de répondre à ses responsabilités ou quitter le pouvoir, elle se fait complice des exactions, des actes de banditisme, de corruption et d’avilissement du pays à l’échelle internationale.

Certe rareté des produits pétroliers n’est sans nul doute pas la dernière, il y en aura d’autres et comme à chaque fois, la vie reprendra son cours normal comme si de rien n’était, parce que tout simplement on a déjà raté dans ce pays tous les rendez-vous importants, on a tout simplement gâché toutes les luttes historiques. Cette année comme tant d’autres s’annonce encore plus difficile, mais décisive à bien des égards. On peut, soit la rendre meilleure, en nous unissant pour mettre fin à ce régime sanguinaire pour repartir sur de nouvelles bases, ou du moins accepter notre fatalité de peuple condamné à vivre dans la servitude, la crasse et dans la boue.

Ricot Saintil / HIP

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