Haïti / Crise / Culture : Le Cap a “barré” Sweet Micky

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Après l’annulation du premier jour gras au Cap-Haïtien, dimanche 23 février, à cause de la pluie et des revendications policières, le doute planait sur la continuité des festivités pour ce deuxième jour gras.

Au cours de la journée du lundi 24 février, des opposants à la présence de Michel Martelly dans la ville se mobilisent.

Malgré les risques et les menaces, Sweet Micky et sa bande décident de fouler le macadam.

Passée 8 heures du soir, arrivés à carénage, des agents de l’UDMO protestataires ont tiré une pluie de cartouches en l’air. Panique totale. Quelques minutes après, le calme revient. L’ambiance continue.

Accompagné des milliers de carnavaliers, Michel Martelly et sa bande poursuivent leur mission: prouver qu’il est le tout-puissant dans le pays.Avec une meringue intitulée « Yo pa ka bare n », pour plus d’un, qui minimise l’échec de son parti (PHTK)au pouvoir depuis 2011. Il amuse la foule.

Il est 10 heures. Rue 24, la pagaille recommence dans la cité christophienne. Des tirs nourris fusent de tout part. Gaz lacrymogène. Panique totale.

Deux personnes sont touchées par balles et plusieurs blessés légers, parmi les victimes, un policier gravement blessé. Quant à Sweet Micky, bien escorté, il a failli laisser sa peau. Parmi les victimes , Zshéa Caze, amie proche de l’ex-président, blessée par balles sur le char, selon l’homme réputé pour ses propos grivois et dégradant à l’égard des femmes notamment. Dans une courte vidéo sur sa page facebook, Michel Martelly remercie Dieu de lui avoir sauvé la vie. Tel est le bilan d’une journée qui devait être festive.

L’annulation officielle du carnaval dans le nord se fait toujours attendre.

Les 350 ans de la ville sont complètement bafoués par des irresponsables dont Sweet Micky qui passe tout son temps à cracher sur la dignité du pays.

 

Kettia JP Taylor / HIP

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