Haïti – Crise : Quand Rameau Normil se met à l’écoute des policiers protestataires

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Le directeur Général a.i de la Police Nationale d’Haïti a, dans une conférence de presse donnée ce 24 février à la DCPJ, demandé aux policiers protestataires de se replier et annoncé la création d’une commission devant discuter avec ces derniers de leurs principales revendications.

Après des affrontements armés entre des militaires des Forces Armées d’Haïti et des agents de la Police Nationale manifestant pour de meilleures conditions de travail et le droit de former un syndicat, le Directeur Général a.i de la PNH (Police Nationale d’Haïti), Rameau Normil, sort de son silence. « Je demande aux policiers de faire preuve de professionnalisme et de retourner aux commissariats afin de continuer de sécuriser la population», a-t-il déclaré ce lundi en début d’après-midi. Par ailleurs, il a annoncé la formation d’une commission devant dialoguer avec les policiers protestataires en vue de trouver une issue à la crise que traverse la PNH.

D’un autre côté, le directeur général a.i a déploré les incidents survenus au Champ-de-mars le dimanche 23 février où des affrontements armés ont eu lieu entre des policiers et des militaires des Forces Armées d’Haïti comptant plus de 400 membres. Il en a profité pour présenter ses sympathies à la famille d’un policier et d’un militaire tués lors de ces affrontements qui ont aussi fait une dizaine de blessés.

Rameau Normil, qui dit reconnaitre la légitimité des revendications des agents de la Police Nationale, demande aux policiers pro-syndicat d’éviter toute infiltration susceptible de donner une couleur politique à leur mouvement, tout en rappelant que la PNH est apolitique.

Ce 24 février, la situation est restée tendue au Champs de Mars. Des militants de l’opposition y ont été massés pour tenter de barrer la route au président Moïse qui devait se rendre au Palais National. Des barricades y ont été érigées à cet effet. Mais en vain. Les Rues Capois et St Honoré ont été le théâtre de défilés de quelques policiers protestataires à bord de motocyclettes. Des militants anti-PHTK en ont profité pour réclamer le départ de Jovenel Moïse, jugé corrompu et incompétent.

Joubert Joseph  / HIP

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