Haïti-Insécurité: Des citoyens marchent par centaines et disent NON à l’insécurité

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À l’initiative du Collectif 4 Décembre, plusieurs membres d’organisations de la société civile et d’autres secteurs de la vie nationale ont marché dans les rues pour dénoncer l’insécurité grandissante dans le pays.

Le phénomène de l’insécurité qui aujourd’hui, selon plus d’un, porte l’empreinte du pouvoir PHTK, inquiète divers secteurs de la vie nationale.

C’est en ce sens qu’à l’appel du Collectif 4 Décembre, plusieurs centaines de protestataires issus d’horizons divers ont foulé le macadam pour dénoncer la recrudescence de l’insécurité et les enlèvements en série enregistrés ces derniers jours.

Un groupe de personnes parti du Champ-de-mars s’est fusionné avec un autre venu du Carrefour de l’aéroport, longeant la route de Nazon, sillonnant diverses rues de la Capitale, dont Lalue, Chemin des Dalles et l’Avenue Charles Sumner, pour atteindre la destination finale: les abords du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique.

Les organisateurs de cette marche, Jean Robert Argant, coordonnateur du Collectif du 4 Décembre et le dirigeant de l’AUMOHD, Me Evel Fanfan, demandent aux autorités concernées de prendre leurs responsabilités en vue de ramener la paix sur le territoire.

Pour leur part, le professeur Josué Merielien, Jean Roody St-Juste et Etzer Jean Louis fustigent le comportement indifférent des dirigeants.

‘’Jovenel Moïse n’a ni la compétence ni la crédibilité pour mener la barque nationale ‘’, ont déclaré ces derniers.

Cette marche, à l’origine pacifique, a failli se transformer en manifestation antigouvernementale, car sur leur parcours beaucoup de protestataires ont exigé la démission de l’occupant du Palais national. Il ont qualifié de diversion la recrudescence de l’insécurité dans le pays.

Tout au long de la marche, des protestataires ont érigé des barricades de pneus enflammés. Au moins 2 pare-brises de véhicules affectés au Service d’État ont été cassés. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser un groupe de gens qui avait voulu modifier le parcours.

Comme prévu, à la fin de la marche les organisateurs ont remis une correspondance au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique.

Vladimir Maurice Ridoré / HIP

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