Haïti-Insécurité: la grande peur s’installe à Port-au-Prince

Haïti-Insécurité: la grande peur s’installe à Port-au-Prince 1

Les enlèvements en série dont ont été victimes des membres de la population font planer un sentiment de panique générale dans la capitale, voire dans certaines villes de province.

Avec la multiplication des attaques armées et des actes de kidnapping, la terreur est d’autant plus grande que nulle ne sait encore qui est derrière ces abominations.

Depuis quelques jours, Port-au-Prince connait une recrudescence des actes de kidnapping. Contrairement aux braquages perpétrés par des individus à moto, aux attaques à mains armées, une nouvelle forme de banditisme vient de voir le jour. Il s’agit des kidnappings perpétrés en pleine journée. Aucune catégorie sociale n’est exempte. Cette nouvelle forme de banditisme est perçue par bon nombre d’Haïtiens comme une insécurité d’État.

Face à cette nouvelle donne, la psychose s’installe à Port-au-Prince, car personne ne sait qui est le prochain sur la liste. Les dispositifs de sécurité mis en place par les forces de l’ordre tardent à donner des résultats. Chaque jour, les bandits continuent de semer la panique au sein de la ville en toute impunité.

Dans la plus grande quiétude, les bandits commettent leur forfait, puis disparaissent dans la nature comme si de rien n’était. Leur mode opératoire: créer la panique et disparaitre.

Par ailleurs, les autorités haïtiennes n’ont rien entrepris de concret pour mettre les populations à l’abri des actes de banditisme et d’autres formes de violence dans la région métropolitaine. La population est continuellement victime d’attaques de la part d’éléments armés issus des rangs des gangs éparpillés dans la capitale.

Si rien n’est fait pour arrêter les coupables de ces crimes odieux, leurs auteurs pourraient poursuivre, comme bon leur semble, leur basse besogne dans ces localités abandonnées. L’instauration d’un désordre aboutissant à des règlements de compte et à des scènes de vendetta face à l’absence de l’Etat dans le pays est à craindre. Le silence coupable des autorités ne rassure pas les citoyens qui ne savent à quel saint se vouer.

Kettia JP Taylor /HIP

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