Haïti-Protestation : Vague de mouvements populaires, un mort et plusieurs blessés

La population haïtienne qui, jusqu’ici, était plongée dans une profonde léthargie face à la détérioration de sa condition matérielle d’existence, entrainée par l’insécurité généralisée et la cherté de la vie, semble sur le point de se réveiller.

En effet, diverses zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince et d’autres villes du pays dont Cabaret, les Cayes, Cap-Haïtien, Petit Goâve ont été très agitées par des mouvements de protestation entrepris par des membres de la société civile.
Les protestataires entendaient par ces mouvements dénoncer le climat d’insécurité, la rareté des produits pétroliers sur le marché local, la cherté de la vie, entre autres.

Ils ont également exigé la démission du premier ministre Ariel Henry qui, disent-ils, fait preuve de manque de leadership et d’incapacité à la tête de l’Etat depuis plus d’un an.

Les protestataire ont érigée des barricades faites de carcasses de véhicule, de grosse pierres et de pneus enflammés sur plusieurs artères en vue d’exprimer leur colère.

À Delmas, plus particulièrement Delmas 38 et 45, une vive tension y a régné. À la base de cette situation, une échauffourée déclarée entre des manifestants et un groupe de d’individus qui s’opposaient à la progression de cette marche sur la route de Delmas. Une personne a perdu la vie, plusieurs autres en sont sorties blessées et plusieurs motocyclettes ont péri sous les flammes, lors de cette altercation. Cette situation a provoqué une vive panique chez les riverains de ces zones qui redoutent éventuellement des représailles de la part des manifestants victimes. Certains envisagent même l’option de quitter momentanément ces zones de peur d’être pris pour cibles.

Le tableau n’était pas diffèrent au niveau du Cap-Haïtien où, à l’initiative du parti politique Pitit Desalinn, plusieurs milliers de personnes ont foulé le macadam pour exiger à ce que soit fixé au-dessous de cent gourdes le dollar américain. Ce mouvement de protestation a provoqué une grande panique dans la ville christophienne, occasionnant ainsi la paralysie de toutes les activités commerciales, la fermeture des banques et des entreprises.

À Beaumont, une commune de Jérémie, la circulation été totalement paralysée, les habitants de cette commune ont érigé des poteaux électriques sur la chaussée en signe de protestation contre l’insécurité et la misère qui sévissent dans le pays depuis quelques temps.

Certains observateurs avisés voient dans ces mouvements de protestation en série, un début de soulèvement généralisé. D’autres se demandent s’il y aura une suite. Dans l’un ou l’autre cas, ils auront servi à une chose : celle d’ébranler le premier ministre Ariel Henry perdu dans son confort à la tête d’un Exécutif monocéphale.

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