Haïti-Trafic humain : l’Observatoire Haïtien sur la Traite des Personnes et le Trafic Humain redoute que l’affaire « La Mansion » passe comme une lettre à la poste

Après l’éclatement du dossier de trafics humains à la maison close ” La Mansion ” à Pétion Ville, où Réginald Degand et sa femme Ginne Ortuno auraient exploité sexuellement une vingtaine de vénézuéliennes, l’Observatoire Haïtien sur la traite et le trafic Humain est vite monté au créneau pour dénoncer le laxisme des autorités judiciaires.

Dans un communiqué acheminé à la rédaction du journal, l’observatoire Haïtien sur la traite des personnes et le trafic humain regroupant plusieurs organisations, a dénoncé le substitut du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Frantz Louis-Juste, de n’avoir pas gardé à vue Ginne Ortuno, l’un des principaux coupables dans l’affaire de trafics humains où une vingtaine de femmes notamment vénézuéliennes ont été séquestrées puis exploitées sexuellement dans une maison close à Pétion-Ville.

Dans cette note portant la signature de Léronel Mortimé et Pierre Garot Nere, l’Observatoire Haïtien sur la traite et le trafic de personnes a exigé au commissaire du gouvernement a.i de Port-au-Prince, Ducarmel Gabriel, de mettre l’action publique en mouvement contre les auteurs et complices dans ce dossier afin de remonter jusqu’à ce réseau de criminel.

Par ailleurs, l’Observatoire invite le ministre de la Justice et de la sécurité publique, Rockfeller Vincent, à agir avec la dernière rigueur contre tous les agents du système judiciaire qui auraient agi avec légèreté dans le cadre de ce dossier.

Précisons que 11 des potentielles victimes qui ont été apréhendées par la police ont été renvoyées avec Ginne Ortuno, leur présumé bourreau, après sa libération par le substitut du commissaire du gouvernement Frantz Louis Juste, ce qui a été dénoncé par l’Observatoire.

En conférence de presse ce mardi 11 août, la chargée d’assistance au sein de cette structure, Anghie Lee Gardy, appelle le Comité National de Lutte Contre la Traite des Personnes à prendre ses responsabilités en vue d’accompagner les victimes tout en exprimant son inquiétude sur la poursuite de ce dossier.

Joubert Joseph / HIP

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