Insécurité : la « marche du 29 mars » récolte des appuis de secteurs diversifiés

Organisations de droits humains, structures politiques, regroupements de socioprofessionnels s’accordent sur le fait que l’insécurité qui s’installe en Haïti, avec le cortège de ses victimes, est intenable. Le 29 mars prochain, à l’occasion du 35ème anniversaire de la Constitution de 1987, une conjonction des forces sociales pour dénoncer l’impunité, le désengagement de la Police nationale d’Haïti (PNH), s’avère plus que indispensable.

Le Collectif «4 Décembre», organisation de la société civile, a été le premier a sonné le tocsins de la révolte contre l’inacceptable. Son coordonnateur, Jean-Robert Argant, appelle les proches des victimes de cas d’assassinat et d’enlèvement à s’afficher en première ligne de la manifestation du mardi 29 mars prochain.

En conférence de presse, jeudi, le dirigeant du Collectif, insiste sur la nécessité de faire front commun pour dénoncer la proportion inquiétante de la violence qui affaiblit les familles.

Manoushka Jules, dirigeante de «Fanm Djanm kap lite» précise que la marche partira de la Place de Constitution en empruntant Lalue, pour atteindre Bourdon, via Carrefour de l’Aéroport et Delmas. Elle encourage les participants à respecter les consignes afin d’éviter tout débordement.

De son côté, le responsable du mouvement «Nou se Dorval», Iswick Théophin, dénonce le pouvoir en place qui entretient l’incertitude sur la gouvernance du pays. De telles stratégies peuvent engendrer le kidnapping afin détruire la classe moyenne.

Le Bloc d’appui à l’Accord Montana (BAAM), supporte sans réserve l’initiative de faire écho aux revendications de la population relatives à la mise hors d’état de nuire tous les bandits impliques dans le kidnapping. Le coordonnateur des relations publiques du BAAM, Valéry Coquillon, invite la population à manifester le 29 mars prochain contre la gouvernance désastreuse de l’administration d’Ariel Henry.

D’autres structures dont la Force de Delmas (Fos Delma), soutenues par l’ancien député Arnel Bélizaire, blâme le patron de la Primature. Il rappelle qu’après 8 mois de sa prise de fonction, les conditions de vie de la population se sont pratiquement détériorées.

L’organisation de la société civile, «Nou pap konplis», évoque un système de corruption normalisé dans l’appareil de l’État. L’exemple de la Caisse d’assurance sociale (CAS) considérée comme une vache à lait, utilisée par les proches du régime pour piller les caisses de l’État et promouvoir la corruption, est symptomatique d’une République en faillite, juge Ricardo Fleuridor. Il plaide en faveur d’une participation massive de la population dans la manifestation du 29 mars.

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