Insécurité : Pétion-Ville, le nouveau Martissant au repos, alerte Jean Rebel Dorcéna

Des pronostics compromettants livrés par le porte-parole de la Commission de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR), Jean Rebel Dorcéna, donnent des sueurs froides. Dans 6 mois, si rien n’est fait, la commune de Pétion-Ville risque de sombrer dans la violence armée comparable à ce qui se passe actuellement à Martissant.

C’est le compte à rebours d’une réalité bouleversante qui attend la commune de Pétion-Ville qui s’organise, prévient le commissaire Jean Rebel Dorcéna. Selon lui, dans 6 mois, il est fort à parier que la situation sécuritaire ne se détériore pas et que d’autres communes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince ne sombrent dans un chaos total.

Ces prédictions concernent particulièrement la commune de Pétion-Ville, pour laquelle des seigneurs de la terreur, dissidents d’autres fractions armées, envisagent d’y faire répandre la violence armée. Jean Rebel Dorcéna, qui intervenait, lundi, sur les ondes de Radio Métropole évoque une ville totalement encerclée par des bandits qui étudient le terrain avant d’actionner le trouble.

« La situation reste pour le moins préoccupante. Des civils armés dissidents d’autres groupes envisagent de transformer la commune de Pétion-Ville en un bastion de la terreur. Même s’ils n’ont encore le contrôle total des lieux, ils se déploient déjà dans des quartiers précaires », argumente-t-il.

C’est comme une bombe à retardement que vivent les résidents de Pétion-Ville, avance-t-il. Des affrontements entre groupes armés, des scénarios pour lesquels des familles seront contraintes de fuir leur maison sont à envisager, prédit l’un des membres de la CNDDR, une commission activée par le Président assassiné Jovenel Moïse pour adresser la problématique de la prolifération des gangs armés, qui au final s’est révélée inutile.

Par ailleurs, il souligne que le phénomène de la vente illégale d’armes à feu et de munitions s’est intensifié dans la capitale haïtienne. Ce fait découle de l’expansion des foyers de tension, normalisée en raison de l’indifférence des autorités compétentes. Selon des données avancées par Jean Rebel Dorcéna, plus d’une centaine de groupes armés sont en activité à Port-au-Prince.

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