« Jovenel Moïse a résisté aux méchants, son entourage l’a trahi », Martine et Joverlein ouvrent des pistes pour l’enquête

Les éloges funèbres prononcés par Martine Moïse et Joverlein Moïse, respectivement épouse et fils du Président Jovenel Moïse, assassiné par un commando armé, mettent la puce à l’oreille sur les auteurs et complices du meurtre de Pèlerin 5, le 7 juillet dernier. D’aucuns pensent que la justice dispose de bon éléments pouvant faire bouger l’enquête.

À écouter les éloges funèbres prononcés par Martine Moïse, Joverlein Moïse et à déceler certaines implicites, l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse n’est autre qu’une simple formalité. Selon l’épouse du défunt chef de l’État, l’assassin ou le commandataire du meurtre est dans le giron de la famille politique de Jovenel Moïse.

« Toi toujours si loyal envers tes proches, tu as été abandonné et trahi », a-t-elle formulé.

La justice, dans un élan manifeste de sa bonne foi à voir boucler l’enquête et identifier les coupables, n’aura pas à s’éterniser sur des pistes imaginaires ou lancer des avis de recherche vains.

« Les assassins courent encore les rues. Ils nous regardent maintenant plonger dans notre souffrance », souligne-t-elle.

Des non-dits dans l’intervention des membres de la famille du défunt ont caractérisé les éloges funèbres à l’intention de Jovenel Moïse. L’un des fils de l’ancien Chef de l’État plus tranchant dans ses mots, identifie des méchants dans son entourage.

« Li tap preche tèt ansanm, menm sil tap viv nan mitan trèt…”, Il avait un cœur d’amour même quand il vivait au milieu des méchants », a témoigné Joverlein Moïse.

La famille présidentielle persiste et signe : le crime a été planifié et ordonné au sein du Palais national. Qui est-ce qui peut comploter contre le Chef de l’État pour accélérer sa chute? Jovenel Moïse n’a-t-il pas pris au sérieux les renseignements des évènements du 7 février 2021 selon lesquels un coup d’État a été planifié pour le renverser? Autant d’interrogations qui émergent après l’attaque mortelle du 7 juillet dernier.

Au dernier rendez-vous avec Jovenel Moïse, la famille entendait vider son sac pour condamner l’assassinat d’un homme qui s’est forgé une réputation dans le travail et l’intégrité, selon Joverlein Moïse. Un cœur sensible, a-t-il repris, alors que son indifférence pour des gens quotidiennement assassinés, kidnappés, rançonnés n’avait pas d’égal, rappellent des esprits avisés.

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