« L’auteur intellectuel de l’assassinat de Jovenel Moïse pourrait être toujours en liberté », affirme Ariel Henry

Le Premier ministre de facto, Ariel Henry, dans une entrevue accordée au journal américain New York Times, dit croire qu’aucun des plus de 40 personnes détenues dans le cadre de l’assassinat du président Jovenel Moïse n’a la capacité d’organiser ce complot complexe. Le New York Times rappelle qu’au moins trois fonctionnaires judiciaires qui ont rassemblé des preuves et mené les premiers entretiens avec les principaux suspects se cachent désormais après avoir reçu de nombreuses menaces de mort.

Le Chef du Gouvernement haïtien reste sceptique malgré l’arrestation de plus de 40 suspects dans le cadre de l’assassinat de Jovenel Moïse, selon ses déclarations dans une entrevue accordée à un journaliste du New York Times depuis sa résidence privée à Port-au-Prince.

« Je pense qu’il y avait beaucoup de gens impliqués. Il y a des gens qui avaient accès à beaucoup d’argent », a-t-il estimé. « Les personnes qu’ils ont accusées jusqu’à présent, je ne crois pas qu’ils aient la capacité pour le faire », a-t-il poursuivi.

Selon le New York Times, M. Henry a déclaré que son principal objectif était désormais d’organiser des élections libres et équitables afin de stabiliser le pays. Il a indiqué qu’il était en pourparlers avec les partis politiques et les dirigeants civils pour nommer un nouveau conseil électoral et rédiger une nouvelle Constitution qui sera présentée aux électeurs pour approbation. Il a du même coup promis d’améliorer la grave crise de la sécurité en Haïti avant le vote. Entretemps, des pans entiers de la capitale restent sous le contrôle des gangs.

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