Le kidnapping, Magalie Habitant, l’instance concernée et la population frustrée

L’ancienne directrice générale du Service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS) s’est mélangée les pinceaux en déclarant avoir facilité l’évacuation des 2 Dominicains et de l’interprete haïtien, Albert Junior Augusma du quartier de Grand-Ravine. Entre-temps, la Police nationale d’Haiti (PNH) ne s’est jusque-là manifestée à auditionner Magalie Habitant, déplorent des citoyens.

Les cas de kidnapping ont pratiquement explosé à Port-au-Prince durant ces dernières 48 heures. Même si aucun chiffre officiel n’a été évoqué, mais sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels des cas d’enlèvement ont été constamment signalés dans la capitale.

Mardi, le coordonnateur du Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) a précisé que son organisation a recensé 110 cas de kidnapping entre janvier et février. Des données que l’Organisation des Nations-Unies appuient en témoigne un rapport faisant état d’une hausse de 200% des cas documentés, selon l’instance onusienne .

Entre-temps, les révélations troublantes de Magalie Habitant, personnalité influente du régime, ont scandalisé l’opinion. L’entrepreneur avoue avoir été contactée par une instance concernée afin de permettre à des otages de fuir le quartier de Grand-Ravine après avoir été libérés par des ravisseurs. Cette intervention, selon des observateurs, renforce le doute sur de possibles implications de gros bonnets du pouvoir dans des cas d’enlèvement. Dans l’intervalle, des citoyens interpellés par le choc provoqué par les déclarations de Magalie Habitant, ont appelé les autorités policières à agir. Une audition de l’ancienne directrice générale du SMCRS confirmera la volonté réelle de la PNH à combattre l’insecurité, prétendent-ils.

D’aucuns s’interrogent également sur les motivations réelles de Magalie Habitant à s’engager dans des opérations de libération des otages, sans titre. Qu’est-ce qui peut expliquer ce refus de la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) à interroger la concernée, en dépit des appels réitérés des leaders de la société civile ?

Dans l’intervalle, rien n’augure une amélioration du climat sécuritaire à Port-au-Prince et ailleurs. Des tentatives de la PNH pour reprendre la main ont été vouées à l’échec, comme celles d’installer des séparateurs sur le Bicentenaire mises en échec en maintes occasions par des bandits.

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