« L’installation du CTPS engendrera automatiquement la disponibilité de l’essence, le silence des armes », dixit Jean-Charles Moïse

Le Conseil de la transition du peuple souverain (CTPS), proposé par le leader du parti « Pitit Dessalines », l’ancien sénateur Jean-Charles Moïse, entend tourner la page des calamités quotidiennes d’Haïti. Avec son installation, la fin de la crise de l’essence, des violences armées et des manifestations de rues sera automatiquement actée, prévoit son concepteur.

Le Conseil de la transition du peuple souverain détient les options magiques et les réponses automatiques pour résorber la crise sociopolitique que connait le pays depuis un certain temps, à en croire le secrétaire général de « Pitit Dessalines ». Jean-Charles Moïse, en conférence de presse, le dimanche 23 octobre à l’hôtel Le Plaza, annonce qu’avec l’installation du CTPS, la fin immédiate de la crise du carburant, des violences armées qui gangrènent des quartiers et des manifestations de rue sera imminente.

Porté par une foule de militants chauffés à blanc, Jean-Charles Moïse se réserve le droit de dévoiler les recettes miracles envisagées par les membres du Conseil pour mettre à exécution leur plan. Il rêve déjà la fin d’une élite économique rétrograde, le retrait de la mainmise internationale sur Haïti, la mort d’une classe politique stérile et sans vision.

« L’occident et le pouvoir de facto dirigé par le docteur Ariel Henry ont tout fait pour imposer une alternative, mais ils ont échoué », clame Jean-Charles Moïse. L’ancien élu du Nord est sans équivoque en ce qui a trait au CTPS qui entend mettre un terme à l’hégémonie d’un groupe politique. Une rupture totale face à la gouvernance politique imposée avec l’implication de plusieurs catégories sociales pour répondre aux revendications des masses est en perspective.

« Le Conseil aura à accompagner le gouvernement avec le choix des représentants des leaders du ghetto, des envoyés des secteurs paysans, des délégués des ouvriers et des émissaires des protestataires actifs dans les rues », soutient Moïse.
À ce stade, des oligarques se sentent déjà menacés avec cette alternative politique, avance l’ancien candidat à la présidence. Pour l’heure, des figures dont l’ancien président du Sénat Edgard Leblanc, le journaliste et avocat Péguy Jean, citées dans le Conseil, préfèrent garder le silence.

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