Marche contre la dictature : la Commission protestante contre la dictature se mobilise

(Haiti Infos Pro) L’appel à un front commun pour dénoncer la dictature, l’insecurité, les violations systématiques des libertés individuelles a été réitéré, mardi 24 février, par des leaders protestants, des acteurs de la société civile organisée réunis au sein de la Commission protestante contre la dictature.

Après avoir dressé un tableau préoccupant de la situation sociopolitique du pays, des leaders protestants appuyés par des personnalités de la société civile se sont convenus à converger leurs forces pour dénoncer l’inacceptable. En ce sens, ils invitent la population à participer à la mobilisation pour exiger le respect de la Constitution. Le pasteur Gérald Bataille, interpellé par la multiplication des cas de kidnapping, les déclarations irresponsables de Jovenel Moïse devant le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations-Unies, la répression policière, appelle à la conjonction des forces pour faire échec à ce pouvoir.

“Les protestants sont invités à marcher contre la dictature. Je les encourage à la discipline en s’accompagnant des pancartes et des rafraîchissements”, a-t-il lancé.

Le directeur exécutif du Centre d’analyse et de recherche en droits humains (CARDH), Gédéon Jean, rappelle que la marche partira de Place de la Constitution pour rejoindre un autre regroupement au Carrefour de la Résistance. Il précise que la foule entend défiler sur la route de Delmas avant d’atteindre Bourdon en empruntant Delmas 40 B. De Bourdon à Pétion-Ville, une pause sera observée devant le Bureau intégré des Nations-Unies en Haïti (BINUH) pour adresser un message à la communauté internationale.

L’intervention du syndicaliste Duclos Benissoit a galvanisé l’assistance. Le coordonnateur général du Mouvement unifié des travailleurs haïtiens (MUTH) a souligné la nécessité que les forces vives de la nation se mobilisent pour éviter la descente aux enfers d’Haïti. Il rappelle que le 28 février prochain ramènera le sixième mois depuis l’assassinat de l’ancien bâtonnier Monferrier Dorval et que la justice reste encore muette sur le dossier.

La marche pour dénoncer la dictature est placée sous le signe d’une imposante mobilisation citoyenne. Elle devra désapprouver la représentante du secrétaire général de l’ONU, Helen La Lime, ayant sous estimé la foule du 14 février dernier.

”Pour avoir évalué à trois mille l’affluence, Helen La Lime doit s’attendre à une démonstration populaire. J’espère qu’un million de citoyens descendront dans la rue pour désavouer l’ONU”, a-t-il martelé.

À propos des récentes sorties de Jovenel Moïse estimant que des chefs de gangs se déguisent en journalistes, le numéro un du MUTH appelle à un réveil collectif du secteur de la presse contre l’occupant du Palais national.

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