Officialisation du HCT, assassinat d’Éric Jean-Baptiste : Mirlande Manigat fait le point

Avant même la conclusion de l’enquête sur l’assassinat du secrétaire général du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Éric Jean-Baptiste, la présidente d’honneur du parti surprend en écartant le pouvoir de facto dans sa responsabilité dans le crime.

À la publication dans le journal officiel « Le Moniteur » de l’arrêté officialisant le Consensus national pour une transition inclusive et des élections transparentes instituant le Haut conseil de transition (HCT), s’imposent les différents chantiers relevant du rétablissement d’un climat sécuritaire, de la formation d’un nouveau Conseil électoral provisoire (CEP), du remaniement ministériel, de réforme constitutionnelle.

La constitutionnaliste Mirlande Manigat affirme avoir accepté de faire partie du Haut conseil de transition (HCT) afin de se rendre utile à la République, de briser le cycle des lamentations. Elle désapprouve la thèse d’une structure sans mission initiée par le premier de facto, le Dr Ariel Henry.

Du haut de ses 82 ans, elle prétend faire bouger les lignes. L’organisation des élections se relève d’un «job cercueil», reconnait-elle. La constitutionnaliste va-t-elle cautionner un projet de révision constitutionnelle illégale? Un questionnement qui intrigue plus d’un.

Entre 12 à 14 mois, le Haut conseil de la transition devra passer de la parole aux actes. La mission du HCT, clairement définie dans l’arrêté officiel, consiste à restaurer la sécurité dans le pays, organiser des élections générales, remanier le gouvernement, reformer la Constitution, l’autorité de l’État, entre autres, selon la veuve du Président Leslie François Manigat.

La constitutionnaliste confie avoir été à l’écoute de ses proches, de sa famille politique avant de s’engager dans le projet politique du pouvoir de facto. En ce qui concerne le projet de révision constitutionnelle, annoncé par le neurochirurgien, Mirlande Manigat évoque une exigence majeure afin d’offrir un tournant politique au pays.

La mise sur pied d’un Organe de contrôle de l’action gouvernementale (OCAG) fait partie des chantiers à engagés par le HCT. Il importe de rappeler que le Haut conseil de transition (HCT) est composé de la constitutionnaliste Mirlande Hippolyte Manigat, de l’homme d’affaires Laurent Saint-Cyr et du pasteur Calixte Fleuridor.

À propos de l’assassinat de l’homme d’affaires et responsable du RDNP, Éric Jean-Baptiste, elle rejette toute responsabilité du régime dans l’acte. Sans aucune forme de procès, Mirlande Manigat prend la défense d’un pouvoir appelé à garantir la sécurité des citoyens.

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