ONU Femmes appelle à des actions concrètes en réponse à cette pandémie fantôme qu’est la violence

Au moment où les effets de la COVID-19 s’intensifient, ONU Femmes appelle à des actions concrètes pour répondre avec fermeté et détermination à cette crise sans précédent à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Selon ONU-Femmes, même avant la pandémie de COVID-19, la violence à l’égard des femmes constituait l’une des violations des droits humains les plus répandues, avec près de 18 % des femmes et des filles victimes de violences physiques ou sexuelles de la part d’un partenaire intime sur une période de 12 mois.

« L’accélération de la pandémie s’est accompagnée d’une recrudescence manifeste de la violence, une « pandémie fantôme » alarmante, avec une augmentation des taux de signalement de violence domestique et des cas de violence dans la rue, en ligne ou dans d’autres contextes. », a informé l’agence des Nations-Unies.
Selon les informations recueillies par ONU-Femmes, durant les premières semaines de pandémie, les services d’assistance téléphonique ont reçu jusqu’à 5 fois plus d’appels dans certains pays, alors qu’ils ont diminué dans d’autres, les femmes n’ayant plus la possibilité de demander de l’aide par les canaux habituels et étant confinées avec leurs agresseurs. Pour chaque nouvelle période de confinement de trois mois, 15 millions de femmes supplémentaires pourraient être victimes de violences.

« Nous avons vu le monde entier réagir à la pandémie de coronavirus, avec une mobilisation sans précédent et des investissements et protocoles adaptés et soutenus par une détermination sans faille. La violence à l’égard des femmes est aussi une pandémie – qui existait avant le virus et qui lui survivra. À l’heure où nous sommes confrontés aux ravages de la COVID-19, le moment n’a jamais été aussi opportun pour décider de combiner nos ressources et nos engagements pour s’attaquer aux problèmes majeurs et mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles, une fois pour toutes », a déclaré la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, dans son message de ce 25 novembre 2020.

Seize jours d’activisme contre la violence basée sur le genre sont lancés ce mercredi 25 novembre.

« Dynamiser les partenaires pour financer les organisations, répondre aux besoins des survivantes, prévenir la violence et collecter les données pour construire une « nouvelle normalité » dans un monde post-pandémique » Ce sont les objectifs de cette campagne « 16 Jours d’activisme » qui prendra fin le 10 décembre prochain.
Ensemble, ces acteurs vont demander de remettre à zéro des compteurs pour construire une « nouvelle normalité » et offrir un avenir sans violence à toutes les femmes et à toutes les filles du monde entier.

Haiti Infos Pro / HIP

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