Pierre Espérance : «La plaidoirie de Dorcenat en faveur des gangs relève d’un acte cynique»

Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance juge révoltant et scandaleux le comportement du porte-parole de la Commission nationale de désarmement, démentelement et réinsertion (CNDDR), Jean-Rebel Dorcenat de promouvoir l’impunité en faveur de la coalition criminelle de G-9.

«Une insulte au droit à la vie, une banalisation du crime», qualifie le responsable du RNDDH à propos de la campagne médiatique initée par l’un des membres de la CNDDR, Jean-Rebel Dorcenat afin d’encourager l’impunité, de proner l’amnistie en faveur des criminels qui ont endeuillé des familles. Jean-Rebel Dorcenat, rappelle le défenseur des droits de l’homme, est l’un des architectes de la fédération des gangs de G-9, fraction armée qui institutionnalise la violence aveugle, le kidnapping, les massacres en série.

Arpenter des stations de radio de Port-au-Prince pour légitimer le pouvoir des gangs, relève de l’irresponsabilité et du deni de justice, soutient le dirigeant du RNDDH. Pierre Espérance évoque la crise humanitaire qui menace le pays résultant des exactions des gangs regroupés au sein de G-9 qui terrorisent la population, bloquent l’accès au Terminal pétrolier de Varreux.

Les conséquences de l’indécence des hommes de Jimmy «Barbecue» Cherizier et alliés ne sont plus à démontrer. Des hopitaux contraints de fermer leurs portes, des patients souffrant de troubles rénaux qui meurent faute de suivis médicaux, des commerçants qui assistent impuissants la chute de leurs activités, des familles acculées par des dettes et des difficultés de pouvoir répondre à leurs obligations resultent d’un cynisme sans nom, de l’avis de Pierre Espérance.

Pour Jean-Rebel Dorcenat, le sort des citoyens fauchés par les bandits importe peu. Le massacre de Lasaline, les crimes perpétrés en 2019 à Bel-Air contre la population civile, les cas d’execution au Pont-Rouge en 2020 ont révélé l’instinct sadique de Dorcénat. Pierre Espérance revient sur ses périples multipliés en 2020 dans certains médias de la capitale pour justifier la nécessité de fédérer les groupes criminels à des fins subversives.

Le directeur exécutif du RNDDH appelle le chef du Parquet de Port-au-Prince Me Jacques Lafontant à mettre l’action publique en mouvement contre Jean-Rebel Dorcenat. Aux proches des victimes de crimes organisés, il les invite à saisir la justice contre le cerveau du G-9 qui se lance dans une plaidoirie afin de gracier des assassins, d’integrer des gangs dans l’administration publique et d’annuler les avis de recherches émis par la Police nationale d’Haiti (PNH) contre des bandits notoires. Jean-Rebel Dorcenat devra également s’expliquer sur ses activités illégales liées à la vente d’armes et de munitions, indique Pierre Espérance.

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