Port-au-Prince : Au moins quatre personnes enlevées, dont la mère du chanteur Michael Guirand

Consolidée par les cas de kidnapping, l’insécurité est en hausse en Haïti. Pour la seule journée du jeudi 23 septembre 2021, au moins quatre personnes ont été enlevées à Port-au-Prince, dont deux frères et la mère de l’artiste Michael Guirand.

La solution au kidnapping ne semble pas pour demain, dit-on. Plus rien ne fonctionne, sinon que l’insécurité qui fait rage. Sous le regard impuissant des autorités en place, les gangs armés gagnent du terrain, s’exposent avec des uniformes de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et remettent le kidnapping à son plus haut niveau.

Le jeudi 23 septembre 2021, il est rapporté qu’au moins quatre personnes ont été enlevées dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Parmi elles, figure la mère de l’artiste Michael Guirand, chanteur et fondateur du groupe Vayb madame Paule Guirand . L’information a été confirmée pour notre rédaction par deux animateurs culturels ce vendredi 24 septembre 2021.

On rapporte également le cas de Frantzie Siméon, une journaliste culturelle, enlevée à la tombée de la nuit de ce jeudi à l’Avenue Christophe. Des voix dans le secteur de la presse se sont élevées pour exiger sa libération sans condition. Sur les réseaux sociaux, une vaste mobilisation a été enclenchée en ce sens.

Dans la foulée, deux frères sont victimes d’enlèvement ce même jour dans le quartier de Turgeau, non loin d’une station de pompe à essence. L’un d’entre eux, Mackenley Mogène, est un cadre de la Direction Générale du Budget au Ministère de l’économie et des finances (MEF). Pour contester cet énième cas de kidnapping, des employés du Ministère de l’Économie et des Finances ont paralysé le fonctionnement de la boîte ce vendredi 24 septembre pour exiger leur libération. Également, ils encouragent les autorités centrales à prendre leurs responsabilités afin de garantir la sécurité des citoyens.

Notons que jusqu’à date, alors que les cas de kidnapping s’intensifient en même temps que la réouverture des classes, les autorités concernées restent passives. Entretemps, les gangs s’exposent au su et au vu de tous, terrorisent, violent le droit de la liberté et de la circulation des gens. À Croix-des-Bouquets, Tabarre, Pétion-Ville comme à Port-au-Prince, le G9 ou les «400 mawozo» font la loi; la population demeure la grande victime.

À Torcel, au moins 4 personnes ont été tuées par le gang dirigé par le nommé «Vitelomme». Selon des témoins, les citoyens qui s’opposaient à des opérations de blocage ont été exécutés par les civiles armés du même gang.

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