Quand les FAd’H pètent plus haut que le trou…

Le major Eddy Marcelin, la gorge nouée et la voix cassée, a dénoncé la mise à l’écart des Forces Armées d’Haïti dans les initiatives visant à mater le grand banditisme et la criminalité. Au Musée du Panthéon National haïtien (MUPANAH), à l’occasion du 218ème anniversaire de la Bataille de Vertières, il a dévoilé la recette magique des FAd’H pour mettre fin à l’insécurité.

Les Forces Armées d’Haïti, rétablies par Jovenel Moïse, veulent être utiles, passées de l’étape d’un corps inactif pour se mettre au service du pays, a déclaré le major Eddy Marcelin. L’officier supérieur prétend solutionner le phénomène de l’insécurité par une formule magique moyennant des dispositions pour doter l’institution militaire de matériels adéquats pour se colter aux gangs armés.

Le discours du major ne transpire pas la sincérité, ou du moins ne reflète pas la réalité d’une armée apte à réussir où la Police Nationale d’Haïti (PNH) semble avoir échoué. Il y a moins de deux semaines une patrouille des militaires a été mise en déroute par des hommes de Martissant. Attaqués par des bandits armés, les soldats des FAd’H qui occupaient le véhicule, ont eu la vie sauve grace à l’intervention des policiers du sous-commissariat de Martissant.

Ils ont été contraints de se réfugier à l’intérieur du sous-commissariat et le véhicule qui était à leur service a été incendié.

En outre, d’aucuns se questionnaient sur l’opportunité d’une telle intervention du major compte tenu du fait que l’insécurité sous l’administration de Jovenel Moïse a été l’une des plaies à endiguer. Le haut état-major de l’armée n’a jamais pu se manifester sous le règne de l’ancien Président assassiné. La hiérarchie militaire a-t-elle effectivement sollicité des moyens auprès de l’Executif pour juguler l’insécurité ?

Et pour l’existence effective de la force, c’est la bouteille à l’encre. Le haut état-major a-t-il eu la bénédiction du Sénat? Les formalités constitutionnelles relatives à son rétablissement ont-elles été remplies? Des interrogations qui laissent perplexes certains observateurs.

Dans le budget national, il y a-t-il une ligne de crédit affectée au fonctionnement d’une armée ? Autant de questionnements à faire agiter le débat sur la mission principale assignée aux FAd’H.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

un × deux =

Bouton retour en haut de la page