Rencontre internationale : Ariel Henry annonce de nouveaux chantiers, s’octroie des pouvoirs illimités

Même impuissant face aux défis de l’insécurité, de la crise politique, le premier ministre de facto, le docteur Ariel Henry, reste ferme à la barre. Pour lui, il suffit d’obtenir la bénédiction de l’international, le reste importe peu.

Une succession d’interventions du Chef du gouvernement de facto Ariel Henry, sans un attrait de nouveautés à la rencontre internationale sur Haïti, réalisée vendredi en visioconférence, sous les auspices du Canada.

« Aujourd’hui, la préoccupation principale de mes compatriotes est l’insécurité et le terrorisme aveugle qui perturbent considérablement la vie de tous les jours, sèment le deuil dans les familles et isolent du reste du pays plusieurs départements du Sud », a-t-il écrit. Ariel Henry assiste impuissant la dictature de la violence imposée par des gangs, alors que les rencontres en Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), s’accumulent.

« Il est urgent d’adresser ces problèmes et d’y apporter des solutions durables. J’ai la conviction que la cause profonde d’une telle situation réside principalement dans la pauvreté abjecte dans laquelle vit une partie importante de notre population », a-t-il souligné. Un chef du gouvernement qui a promis d’enrayer l’insécurité au bout de 60 jours de son accession à la Primature, constate son impuissance.

« Dans les jours qui viennent, les organes de la transition seront formellement constitués. Il s’agit de l’autorité de contrôle et de suivi de l’action gouvernementale, du Conseil électoral provisoire et de l’Assemblée nationale constituante », annonce Ariel Henry, apparemment préoccupé par les derniers développements de la situation politique et l’échéance du 7 février.

« Il n’existe aucune disposition légale ni constitutionnelle qui autorise quiconque à s’arroger le droit de désigner un Président provisoire. J’espère que les uns et les autres finiront par comprendre que de telles initiatives ne font qu’approfondir les divisions », a-t-il soutenu.

Le patron de la Primature qui revendique la poursuite des initiatives de Jovenel Moïse, trouve opportun de réitérer sa volonté de voir l’enquête sur son assassinat aboutir.

« Mon gouvernement est plus que jamais déterminé à faire aboutir l’enquête sur l’assassinat du Président Jovenel Moïse. Il faut que les commanditaires de ce crime crapuleux soient poursuivis et punis », a-t-il plaidé.

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