RNDDH : À Cité-Soleil, des femmes et des filles systématiquement violées par la bande à Barbecue

Dans son dernier rapport intitulé Massacre à Cité Soleil : Récits glaçants des femmes et filles victimes de viols collectifs, publié en date du 16 aout 2022, le Réseau National de Défense des Droits Humains rapporte que pas moins de 52 femmes et filles ont subi des viols collectifs pendant les 10 jours d’affrontements entre les groupes de gangs armés G9 et GPEP à Cité Soleil.

Tout a débuté le 7 juillet 2022 lorsque, voulant régner sur l’ensemble du territoire de Cité Soleil, « G-9 an fanmi e Alye » a attaqué le quartier de Nan Brooklyn, dirigé par Gabriel Jean Pierre alias Ti Gabriel lui-même chef du G-PEP. Le but de Barbecue était de rallier le fief de Ti Gabriel au G-9. Les affrontements entre les deux groupes de gangs ont duré 10 jours, ce qui a valu plus qu’une éternité pour la population civile, les femmes et enfants en particulier.

En effet, le Réseau National de Défense des Droits Humains a révélé que durant l’assaut de la bande à Jimmy Cherisier, mis à part les morts dénombrés, les femmes et filles ont connu toutes les peines du monde pour avoir commis le seul péché d’habiter dans une zone dirigée par un adversaire. Pour se venger de leur adversaire, les hommes du gang G-9 ont eu recours à des pratiques malsaines et ignominieuses aux dépens des femmes inoffensives et dépourvues de tout moyen de défense. Ils ont, de manière systématique, violé les femmes et filles se trouvant dans les maisons où ils ont fait irruption sous prétexte de rechercher Ti Gabriel.


Plus encore, certaines femmes ont été violées, bastonnées, pendant que leurs maris et enfants assistent impuissants à la scène macabre. Les femmes et enfants victimes de viol de la part des membres de gangs G-9 proviennent à Drouillard, Soleil, Simon Pelé, Deye Mi, Block L, Cité Katon, Bois Neuf, Soleil 17, Terre Noire entre autres. Elles ont été victimes soit au moment où elles revenaient du marché, chez un ami ou dans leur propre demeure, selon les 52 témoignages des victimes retranscrits par le Réseau de défense des Droits Humains.


L’organisme de Défense des droits de l’homme note que les hommes du gang G-9 ont utilisé des matériels du Centre National des équipements(CNE) pendant leur attaque brutale contre le numéro un du gang G-Pep, lesquels ont également ont été servi à détruire diverses maisons des riverains, dans le but de frayer des chemins pour accéder au fief de l’adversaire.

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