Trafic d’armes : 200 mille dollars américains pour libérer deux suspects, selon RNDDH

L’organisation de défense des droits humains a informé que les nommés Jonas Georges et Fritz Jean Relus arrêtés dans ce scandale de trafic d’armes et de munitions, ont payé plus de deux-cent mille dollars américains en échange de leur libération, et plusieurs membres de l’appareil judiciaire ont été monnayés dans le cadre de cette affaire. De ce fait, le RNDDH exige à ce que la DCPJ puisse approfondir son enquête, encourage le CSPJ à mener des investigations sur ce crime financier dont le blanchissement des avoirs lié à ce trafic.

Dans un communiqué daté du 25 juillet, le RNDDH a salué le travail effectué par la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) dans le cadre du dossier relatif à la saisie des cargaisons d’armes et de munitions à Port-de-Paix et à Port-au-Prince. En ce qui a trait à la saisie faite à Port-de-Paix, plusieurs cadres de l’appareil judiciaire, dont le commissaire du gouvernement près du tribunal de la première instance de Port-de-Paix, le magistrat Michelet Virgile, le secrétaire du Barreau de Port-au-Prince, Me Robinson Pierre-Louis membre du cabinet de l’actuel ministre de justice, Berto Dorcé et le directeur des affaires judiciaires du MJSP, Me Fritz Aubourg, ont été arrêtés par la DCPJ pour leur implication dans ce dossier. Le RNDDH demande au CSPJ d’intervenir en vue d’appuyer la DCPJ afin d’accoucher de la vérité sur ce dossier.

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) appelle le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) à se saisir du dossier de la confiscation d’armes et de munitions dans le port de Port-de-Paix. Au regard de l’implication de plusieurs hauts cadres de l’appareil judiciaire dans ce scandale, le CSPJ doit se joindre au DCPJ pour que la lumière soit faite sur ce dossier et que les coupables soient punis, formule le RNDDH.

Le RNDDH dit attendre avec impatience l’aboutissement de l’enquête relative à ces deux dossiers, à savoir les deux saisies effectuées à la douane de Port-au-Prince et dans celle de Port-de-Paix. Il estime que ces genres de dossier ne peuvent passer comme une lettre à la poste. Le trafic illégal d’armes et de munitions est une source qui alimente cette insécurité que connaît le pays depuis plusieurs années où de 2018 à date plus de 16 massacres ont été recensés, plus de 500 personnes ont été tuées par des gangs à Cité Soleil et en Plaine lors des deux derniers massacres.

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