Transition politique post-Jovenel Moïse : l’opposition entame la dernière ligne droite

Dans les prochaines 24 heures, une proposition unique pour organiser la gouvernance politique de la transition sera trouvée, prévoient les dirigeants de la structure ”Operation Tet ansanm”. Parallèlement, la mobilisation populaire sera intensifiée, annoncent-ils.

Le pays file droit vers la transition politique post-Jovenel Moïse, selon les responsables de l’opération ”Tet ansanm”, une autre branche de l’opposition. Réunis en conférence de presse, vendredi 29 janvier, les leaders de cette frange de l’opposition annoncent qu’un document unique, fruit d’un consensus entre des acteurs de la société civile, des personnalités politiques, est en passe d’être finalisé.

”D’ici les prochaines 24 heures, le texte sera connu du grand public. La proposition signifiera au Président Jovenel Moïse l’obligation de laisser le Palais national à partir du 7 février. En outre, l’accord jettera les bases pour l’avenement de la transition”, a expliqué Evaliere Beauplan, ancien sénateur du Nord’Ouest.

Dans la foulée des avancées, les adversaires politiques de Jovenel Moïse misent également sur la mobilisation populaire pour contraindre le Chef de l’État de respecter les dispositions de l’article 134-2 de la Constitution. En ce sens, ils invitent la population à s’engager dans les mouvements visant à rappeler au locataire du Palais national que ses jours sont comptés.

‘’Des manifestations sont prévues sur tout le territoire national. Il importe également de souligner que l’opération ”Tet ansanm” appuie l’appel à la grève lancé par des organisations syndicales pour dénoncer l’insecurité et exiger le respect de la Charte fondamentale”, a souligné Jean-Baptiste Bien-Aimé, ancien élu du Nord’Est.

Le Sénat et le CSPJ invités à se positionner

Bien que dysfonctionnel, le Sénat haïtien, co-détenteur de souveraineté nationale, est appelé à jouer son rôle, a analysé le docteur Shiller Louidor. Pourfendeur des ”Tet Kale” le dirigeant politique rappelle au tiers restant du Grand Corps son obligation de se positionner sur la fin du mandat de Jovenel Moïse.

Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) doit briser le silence pour rappeler au Président Moïse que son mandat court à terme le 7 février prochain. Dans le cas contraire, la population prendra ses responsabilités pour faire appliquer les prescrits constitutionnels à travers l’article 134-2, a soutenu Shiller Louidor.

Haiti Infos Pro

Crédit photo : Évens Legrand

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