Violation des libertés d’expression et de réunion: préoccupé, le RNDDH écrit au CSPN

Tirant la sonnette d’alarme sur la violation systématique des libertés d’expression et de réunion du peuple haïtien, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a adressé une correspondance, en date du 8 juillet, au chef du Conseil Supérieur de la Police Nationale, à savoir Joseph Jouthe, dans laquelle il demande au pouvoir de ne pas s’en prendre à la population qui exprime son ras-le-bol.

« Le RNDDH en profite pour souligner à votre attention que la Constitution en vigueur et la Loi régissant la matière n’indiquent aucune zone interdite aux manifestations des rues en Haïti. Par conséquent, la rue où se trouvent les locaux du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique n’appartient à aucun membre du CSPN », a avancé le RNDDH comme pour réagir aux propos du Premier ministre de facto,Joseph Jouthe selon lesquels l’Avenue Charles Sumner est interdite à tout mouvement de protestation.

Par ailleurs, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), dit « regretter infiniment qu’aujourd’hui encore le pays soit dirigé par de très mauvais apprenants qui ont du mal à retenir les leçons de l’histoire. Les droits et les libertés garantis par la Constitution haïtienne et les différents instruments régionaux et internationaux, ratifiés par Haïti, ne constituent pas une faveur ». C’est ce qu’on peut lire dans la lettre ouverte portant la signature du directeur exécutif du RNDDH Pierre Esperance soulignant qu’il s’agit d’acquis pour lesquels de nombreux sacrifices ont été consentis.

L’organisation de défense des droits humains tient à rappeler au directeur général a.i de la PNH, Rameau Normil, que l’institution qu’il dirige ne doit pas s’en prendre à la population qui dénonce son inertie face à de nombreux cas d’assassinats perpétrés dans le pays et l’utilisation de blindés de la PNH dans des attaques criminelles dans des quartiers pauvres.

Entre autres, il a rappelé à l’inspecteur en chef de l’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH), Hervé Julien, que le pays attend des sanctions contre les policiers ayant fait des exactions à l’encontre de manifestants pacifiques mais qui restent inactifs face aux forfaits des bandits armés.

Joubert Joseph / HIP

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