Des militants en colère contre les dirigeants du « Secteur Démocratique et Populaire »

La conférence de presse pour annoncer la rentrée politique du « Secteur Démocratique et Populaire », le lundi 10 janvier dans ses locaux à Delmas 75, a été émaillée de violence. Après la conférence, des militants en colère ont brisé la table autour de laquelle les dirigeants DSP se réunissaient, leur reprochant de ne leur « avoir rien donné » bien que le Secteur soit partie prenante du pouvoir politique.

Le Secteur Démocratique continue d’appliquer sa politique de « Ôte-toi de là que je m’y mette ». Après s’être vanté d’avoir fait révoquer des ministres et directeurs généraux, le porte-parole du Secteur Démocratique et Populaire, nouvel allié du régime PHTK, continue de réclamer la tête d’autres cadres dans l’administration publique. 

D’entrée de jeu, Me André Michel a demandé au gouvernement de facto de constater la fin du mandat des 10 sénateurs du ⅓ sénat. Selon lui, leur mandat est arrivé à terme tout en dressant un tableau sombre de leurs années passées au Parlement. Dans la même ordre d’idée, Me André Michel a dénoncé le fait que des postes clés soient toujours occupés par des alliés de Jovenel Moïse. « Il est inacceptable que le poumon économique du pays soit sous le controĺe des Jovenelistes », a-t-il tempêté tout en évoquant la douane et la Banque de la République d’Haïti.

Pour sa part, l’ancien sénateur Nenel Cassy, abondant dans le même sens, a dénoncé l’absence d’une politique étrangère efficace dans la diplomatie haïtienne. En ce sens, il a plaidé en faveur d’un changement dans ce secteur. Il en a profité pour dénoncer l’opacité dans laquelle la transition se déroule tout en plaidant en faveur de plus de transparence avec l’intégration des jeunes.

Toute la conférence de presse a été rythmée de slogans piquants à l’encontre des dirigeants du Secteur Démocratique et Populaire particulièrement Me André Michel. Les militants reprochent à ce dernier de ne pas vouloir partager le gâteau avec eux. Injures, accrochages, casses ont marqué cette conférence devant un parterre de journalistes. En fin de conférence, des militants ont brisé la table à laquelle les dirigeants s’asseyaient. Des agents de sécurité ont vainement tenté de calmer la tempête. « Kiyès ki towo a, se militan ki towo », ont scandé des militants. 

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