Double meurtre à Péguy-Ville : récit glaçant d’un témoin du drame

En retraçant le fil de l’attaque armée survenue à Péguy-Ville, au soir du lundi 15 juin, Marie, bouleversée, peine à accepter l’assassinat violent de l’ingénieur civil Lamothe Lavoisier et de sa compagne Farah Martine Lhérisson.

Marie, rescapée de cette nuit terrifiante au quartier de Péguy-ville, tentait difficilement de retracer la scène ayant conduit au double meurtre à la rue A. Qualo. Avec la voix teintée d’émotion, elle livre le récit glacial de cette attaque armée qui aurait pu lui coûter sa vie.

‘’Ils ont escaladé le mur de la façade principale du bâtiment. Après avoir réussi à pénétrer dans la maison, les deux hommes ont brutalisé le gardien’’, raconte-t-elle.

La nuit a été longue et infernale pour les occupants de cette maison prise d’assaut par deux criminels armés jusqu’aux dents. Les assassins ont été insensibles aux supplications des locataires intimidés par le ton engagé par les bandits pour dominer leur otage.

‘’Ils opéraient à visages découverts. Après avoir menacé de mort l’ingénieur civil, quelques minutes après, ils sont passés à l’acte. L’un d’entre eux a dégainé son arme sur Lamothe Lavoisier. Ce dernier touché à l’abdomen gisait dans son sang’’, relate Marie.

Les minutes qui ont suivi l’offensive contre Lamothe Lavoisier ont été péniblement vécues par les autres membres de la famille. À la cuisine, les servantes qui y ont pris refuge ont été tenues de garder le silence…

‘’Ils nous ont pointé leurs armes à feu. Les moindres faits et gestes seront récompensés par des projectiles. Nous avons été paniqués en voyant la mort en face’’ explique-t-elle.

L’écrivaine Farah Martine Lhérission, peinait elle aussi à retenir ses émotions en voyant le corps de son mari allongé sur le sol. Elle va devoir également connaitre le même sort que celui de son époux.

“Ils l’ont descendu sous les yeux témoins de son fils. Cependant, son corps encore animé présentait certains signes encourageants’’, se remémore la ménagère.

Pensant avoir terminé leurs œuvres, les assassins étaient repartis sans rien emporter de la maison. Après avoir constaté leur départ, des efforts ont été déployés par les survivants pour conduire les corps à l’hôpital, a-t-elle souligné. L’ingénieur civil n’a pas survécu à ses blessures, à mi-chemin, il a rendu l’âme.

Situation identique pour la poétesse Farah Martine Lhérisson, car sa santé se détériorait avant d’être transportée dans le véhicule. Des autorités policières et judiciaires accourues sur les lieux du crime, ont collecté les informations préliminaires et promis de remonter le réseau de ces criminels.

Hervé Noel / HIP

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