Haïti-Corruption : Achat de véhicules blindés, Youri Latortue dénonce des zones d’ombre


Rapport en main, le sénateur contesté de l’Artibonite, Youri Latortue, décortique l’achat des 15 véhicules blindés impliquant le Palais national, le Ministère de la Justice et de la Sécurité publique et la Banque de la République d’Haïti effectué en violation des normes légales et techniques.

Les mécanismes engagés dans l’acquisition de ces 15 véhicules blindés se révèlent illégaux, de l’avis du dirigeant du parti politique A.A.A.

Youri Latortue met en cause l’absence d’un contrat dûment approuvé par la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif paraphé entre l’État haïtien et la compagnie ‘’The armored Group’’.

Un décalage a été constaté entre le coût total d’acquisition de ces 15 véhicules s’élevant à plus de 2 millions dollars 989 américains et les frais de transport de ces matériels de Riyad (Arabie Saoudite) à Port-au-Prince, laissant apparaître des cas supposés de corruption.

Dénonçant l’absence de document d’appels d’offre, l’ancien Président de la Commission Éthique et Anti-corruption du Sénat, a révélé que plus de 825 mille dollars américains ont été mobilisés pour le transport des blindés supposés de niveau B6, alors que les dernières interventions des forces de l’ordre à Village de Dieu prouvent que la spécificité des véhicules est de B4, correspondant à 100 mille dollars américains, le prix unitaire.

Cela sous-entend, selon l’homme de loi, que le coût unitaire de chaque blindé est de 100 mille dollars américains (B4) contrairement à 143 mille dollars américains (B6) défendus par le pouvoir.

En ce qui concerne le transport, le chef de file de l’A.A.A révèle qu’un déficit de 525 mille dollars américains a été décelé, accusant un coût financier déficitaire d’un million 100 mille dollars.

Ces considérations, selon l’ancien parlementaire, tiennent compte de la qualité des véhicules (blindage), les frais de transport supportés par le trésor public. Youri Latortue, pourfendeur des Tèt Kale, mettant en avant l’absence d’une clause de service d’entretien et la formation pour les pilotes conducteurs de ces engins, recommande que la justice soit mise en branle contre les coupables de crime financier.

Hervé Noël / HIP

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