7 juillet 2022 : Martine Moïse dit craindre pour sa sécurité tant que les assassins traînent toujours dans les rues

L’ancienne première dame Martine Moïse, sur qui pèse également des soupçons, a déclaré, ce 7 juillet 2022, que son mari a été tué parce qu’il voulait organiser le référendum. Elle pense qu’il y a un malaise et un refus des autorités concernées de voir aboutir l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse.

Ce 7 juillet 2022, date marquant la première commémoration de l’assassinat du 58ème Chef d’État d’Haïti, dans une interview exclusive accordée à RFI, la veuve, Martine Moïse, a fait des révélations accablantes.

« Le président Jovenel Moïse voulait le référendum et les autres voulaient encore la constitution de 1987 derrière laquelle ils pouvaient se cacher pour continuer de faire ce qu’ils sont en train de faire dans le pays », a déclaré Martine Moïse.

Par ailleurs, elle dit craindre pour sa sécurité. Elle croit qu’elle-même et sa famille sont toujours des cibles.

« La menace est permanente, les assassins qui ont tué le président le 7 juillet dernier sont encore là », a-t-elle martelé.

En ce qui a trait à l’insécurité qui bat son plein dans la capitale, Martine Moïse croit que les différentes propositions qui sont sur le tapis actuellement ne sont d’aucune efficacité.

« Les propositions qui sont mises sur la table par des politiciens et leurs patrons impliqués dans la corruption et les crimes qu’affrontait le président Jovenel Moïse pour changer le système ne vont pas rétablir la sécurité et l’ordre constitutionnel », a déclaré Mme Moïse.

Selon elle, la violence en Haïti est commandée et contrôlée. « Parce que parfois on voit un chef de gang qui passe des mois et des mois à ne rien dire. Et un jour, plein de gens meurent », a-t-elle expliqué.

Cependant, la veuve de Jovenel Moïse pense qu’on peut trouver une issue à la crise sécuritaire qui bat son plein en Haïti. « Je pense que la violence est maîtrisable dans la mesure où on peut s’asseoir. Les gangs par exemple : vous voyez quelqu’un avec un M14 (fusil d’assaut) alors qu’il ne peut même s’acheter une paire de chaussures. Où est ce qu’il trouve l’arme ? Ça ne coûte pas 15 ou 25 gourdes. Et les munitions ? Il les trouve où ? C’est pourquoi je dis que la violence en Haïti est quelque chose de commandé », a laissé entendre Martine Moïse.

S’agissant de l’aboutissement de l’enquête judiciaire relative à l’assassinat de Jovenel Moïse Martine Moïse a affirmé : « ça va trainer, mais je ne vais pas me décourager. Je vais continuer a demander justice jusqu’à l’obtenir. Je veux garder l’espoir que justice sera rendue à mon mari ».

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