Ariel Henry : « L’augmentation des prix des produits pétroliers est plus qu’une nécessité »

La situation financière critique du pays sera l’un des plus urgents défis à relever par le gouvernement fraîchement modifié, prévient le Premier ministre de facto, Ariel Henry. La subvention de l’essence, considérée comme un manque à gagner pour le trésor public, doit être traitée avec responsabilité, dit-il.

La décision de revoir à la hausse les prix des produits pétroliers à la pompe se justifie par la nécessité pour le gouvernement d’équilibrer ses comptes, selon le Premier ministre de facto, Ariel Henry. Il fait état des pertes colossales enregistrées par l’État en continuant à subventionner le carburant.

« Sur le gallon du diesel vendu à 169 Gourdes, le trésor public perd 210 Gourdes. La vente du kérosène se révèle également déficitaire. Sur chaque gallon de kérosène offert à 163 Gourdes, l’État consent à verser 195 Gourdes », ces données déprimantes affectent grandement les finances publiques.

« À ce rythme là, l’État pourra se retrouver dans l’impossibilité de placer des commandes de l’essence sur le marché international », a-t-il analysé.

Ariel Henry rappelle que le déficit budgétaire s’est accru. En raison de l’insécurité, le trésor public n’est pas alimenté, les recettes prévues ne sont pas au rendez-vous. Sur les 216 milliards de Gourdes prévues, seulement 96 milliards ont été collectées par l’État.

La situation désastreuse des finances publiques oblige l’équipe au pouvoir à limiter ses actions, déplore le chef du gouvernement. Aucune action pour soulager la souffrance de la population ne peut être engagée sans des politiques qui visent à rationaliser les dépenses de l’État par des mesures drastiques, a soutenu le Chef du Gouvernement, à l’occasion de la cérémonie d’investiture du cabinet ministériel modifié.

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