Ariel Henry n’a pas les provisions légales pour dissoudre le CEP contesté , réagit Pierre Espérance

L’accod politique pour une gouvernance efficace et apaisée de la période intérimaire, signé entre le Premier ministre de facto et des acteurs politiques, relève d’une stratégie politique devant faciliter la réélection de Michel Joseph Martelly, avance le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance.

Le premier ministre de facto Ariel Henry agit selon les directives de son patron, l’ancien Président de la République, Michel Joseph Martelly, de l’avis du directeur exécutif du RNDDH. Dans une interview accordée au journal, Pierre Espérance fait des considérations sur la décision du Chef du gouvernement de facto, Ariel Henry de renvoyer les membres du Conseil électoral provisoire (CEP), en violation de la loi.

« Le renvoi du CEP, sur la base d’un accord politique non inclusif, est illégal. La Constitution établit les prérogatives du Premier ministre et celles du Président de la République. Même en étant inconstitutionnel, Ariel Henry ne dispose pas de provisions légales pour dissoudre le Collège électoral» selon Pierre Espérance.

En outre, il dénonce l’accord d’Ariel Henry qui, selon lui, témoigne d’un plan ourdi de perpétuer le régime de Martelly. Il est également révélateur d’un conflit entre les Jovenélistes et le PHTH pour la prise du pouvoir.

« Ce document, porté à bout de bras par le docteur Henry, est approuvé par des dissidents du PHTK et une branche de l’opposition politique. Il est un fait qu’il a été élaboré sur la base d’intérêts relevés» décortique-t-il.

Dans l’intervalle, le militant des droits humains rappelle que le Conseil électoral provisoire de Guylande Mésadieu, décrié et illégalement investi, doit être poursuivi pour avoir engagé le trésor public, a travers des dépenses inutiles.

Parallèlement, à la décision du Premier Ariel Henry de renvoyer le CEP, ses membres ont désapprouvé la Primature et ne comptent pas abandonner, ont-ils signifié leur position dans une correspondance adressée au Premier ministre.

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